ouvrages collectifs

Pratiques psychologiques, pratiques citoyennes - Engagement, aliénation et lien social

Les pratiques psychologiques sont des pratiques citoyennes et politiques. Ces pratiques s’inscrivent dans une société, répondent pour partie à une commande sociale, peuvent résister, voire s’opposer à des mouvements dominants de la société, participent à la reconfiguration du « vivre ensemble ». Cet ouvrage questionne ces dimensions des pratiques psychologiques : engagées et engageantes, impliquées et impliquantes. Place du politique dans l’élaboration du trauma, position clinique et pression sociale, pratiques psychologiques et travail de culture, la vie privée comme arène politique… sont quelques-uns des thèmes de ce livre. Les auteurs, sous la direction de Georges Gaillard, venus de la psychologie, de la psychanalyse, de la sociologie ou de la philosophie, explorent ensemble ces dimensions citoyennes et politiques. Un ouvrage novateur et un questionnement au coeur de l’actualité.

Contribution de Janine Altounian : "Place du politique dans l’élaboration du trauma".

Pratiques psychologiques, pratiques citoyennes - Engagement, aliénation et lien social
Sous la direction de Bruno Cuvillier, Patricia Mercader, Jean-Marc Talpin et de Georges Gaillard - Avec les contributions de Janine Altounian, Albert Ciccone, Bruno Cuvillier, Georges Gaillard, Admardo Gomes Júnior, Alain-Noël Henri, Christian Laval, Dominique Lhuilier, Patricia Mercader, Janine Puget, Yves Schwartz, Jean-Marc Talpin
Hors collection - Psychologies
français
2014
978-2-84835-276-3

Écritures de soi, écritures des limites

Cet ouvrage est issu du Colloque de Cerisy du même nom qui s'est tenu en 2013 du 17 au 24 juillet. L'écriture de soi (autobiographie, journaux intimes, autofiction, etc.) met toujours en scène une tension entre deux positions psychiques : attester d'une identité (voilà qui je suis), témoigner d'une altération (voilà qui je suis empêché d'être). L'enjeu semble la délimitation de soi, au sens d'un espace intérieur, d'un lieu singulier d'interlocution interne. Entre la sculpture et la marche, la fouille et la déambulation, le récit et son impossibilité. Une telle délimitation de soi prend une valeur spécifique lorsque l'auteur témoigne dans l'écriture d'une expérience psychique d'effraction, d'implosion ou de falsification de l'être. Il s'agit notamment des expériences traumatiques extrêmes ou des troubles ayant rendu précaire ou incertaine la construction même de l'espace psychique. Dans ces différents registres de la survivance, l'écriture de soi prend alors littéralement fonction d'une écriture des limites : l'effort de (re)construire un lieu pour soi, suffisamment vivable et vivant. Le croisement de l'écriture et de la clinique est ici nécessaire, avec des spécialistes de la littérature, des écrivains, des traducteurs et des psychanalystes.

Post-propos de Janine Altounian : « Comment se transmet dans l’exil la précarité d’une délimitation de soi dans l’espace et le temps ».

Écritures de soi, écritures des limites
Sous la direction de Jean-François Chiantaretto
français
2014
446
9782705689087

Les Mots du génocide

Le langage est une arme de destruction massive. Utilisés, tronqués, et réinventés par les bourreaux, les mots stigmatisent les individus, les réduisent au rang d’animaux nuisibles, insinuent leur disparition, mettent en œuvre un processus d’élimination, et réfutent l’existence du génocide au moment où il est en train de s’accomplir. Pur négationnisme.

L’un des premiers à mettre en évidence cette utilisation du langage fut le philologue Victor Klemperer, entre 1933 à 1945, lui, juif allemand constamment menacé d’être déporté par les nazis. À l’écoute de la radio, lisant les journaux et livres qui véhiculaient l’idéologie nazie, Klemperer analyse la perversion d’un langage utilisé à des fins criminelles, et comprend ce qui se joue au sein du langage : la préparation des esprits à la destruction des juifs, et la mise en œuvre du génocide. Les mots tuent. Ils conduisent aux chambres à gaz et aux fosses d’Ukraine. Klemperer comprend que le processus de « purification » entrepris par les nazis, commence par une une distorsion du langage.

L’étude de Klemperer est le point de départ d’une réflexion plus large sur le rôle du langage avant, pendant et après les génocides du xxe siècles. Comparaisons et réflexions amorcées lors de plusieurs rencontres interdisciplinaires entre 2008 et 2009. Si les savoirs ont été convoqués, la parole essentielle des survivants était au centre des débats. Avec cette interrogation constante sur les mots «génocide», «guerre» et «témoins», et la volonté de retourner contre eux le langage pervers des bourreaux et des négationnistes, d’en expliciter les mécanismes.

Les auteurs réunis dans cet ensemble d’études et de témoignages apportent tous de nouveaux éléments de réflexion au débat commun, mais aussi dans certains cas, pour leur relation directe avec les événements dramatiques que nous étudions, puisque certains d’entre eux sont des rescapés ou des proches de rescapés du génocide, et portent une parole qui nous relie toujours au réel, aussi inimaginable soit-il: «oui, c’est bien arrivé, et cela pourrait recommencer demain.»

Voir page 37 - 50 : Entrée "Les mots absents" par Janine Altounian. Cet article fait suite à l'intervention que l'auteure a faite à une rencontre "Les mots et le génocide" organisée à Romainmôtier (Suisse) en 2008 par la Direction des affaires culturelles et sociales.

Les Mots du génocide
Collectif sous la direction de Régine Waintrater et David Collin
IMPRESCRIPTIBLE.
français
2011
212
9782940406241

Enfances en guerre - Témoignages d'enfants sur la guerre

Le présent ouvrage s’inscrit dans le droit fil du colloque Enfances en guerre. Témoignages d'enfants sur la guerre, qui s’est tenu à Paris, en 2011, sous le haut patronage de l’UNESCO.
Ce dernier visait d’abord à rendre hommage, à l’occasion du centenaire de leur naissance, à Françoise et Alfred Brauner – deux grands collecteurs de « dessins-témoignages » enfantins. Ceux-ci ont, au long de leur vie, pris au sérieux la parole enfantine comme source de savoir et espace d’expression et d’action. Dans la continuité de leur expérience et de leurs engagements, cet ouvrage entend impulser une réflexion scientifique internationale sur la spécificité des témoignages d’enfants sur la guerre. Il s’attache donc à appréhender l’enfant en guerre à travers sa propre parole et, à cette fin, il fait dialoguer des chercheurs, des théoriciens, des praticiens et des soignants. Cette démarche transdisciplinaire ouvrira, on l’espère, sur une étude décloisonnée des « enfances en guerre ». Cette entreprise participe d’un projet scientifique collectif sélectionné en 2009 par l’Agence nationale de la recherche : « Enfance Violence Exil ».

Enfances en guerre - Témoignages d'enfants sur la guerre
Sous la direction de Catherine Milkovitch-Rioux et Rose Duroux
L'équinoxe
français
2013
272
9782825710180

Le traumatisme dans tous ses éclats - Clinique du traumatisme

Catastrophes naturelles, violence urbaine, institutionnelle, sexuelle… la question des victimes de traumatismes revient depuis quelques années sur les devants de la scène. On parle régulièrement de trauma, stress posttraumatique, effroi, sidération… au risque d’une certaine confusion. Comment penser le traumatisme aujourd’hui ? Née de l’expérience de la guerre, la traumatologie actuelle – dans nos sociétés occidentales – est essentiellement alimentée par les effets des violences urbaines. La clinique de la guerre est-elle similaire à celle de la « terreur dans la ville » ? Qui le thérapeute prend-il en charge : un « traumatisé », une « victime », un « sujet en souffrance », un « sujet » tout court ? Comment éviter de réduire le sujet à son symptôme ? Face à la multiplicité des traumatismes – individuel, collectif, accident, génocide, agression sexuelle… – doit-on parler d’une ou de diverses cliniques ? Comment prendre en charge la souffrance de chacun dans la spécificité de son histoire ?

Cet ouvrage publié avec le concours de l'université Paris Diderot-Paris 7, Centre d'études en psychopathologie et psychanalyse (CEPP), UFR d'Études psychanalytiques suite aux Journées organisées par l'Unité de recherche et de formation sur les traumatismes (URFT), "Le traumatisme dans tous ses éclats", Saint-Denis, 17-18 mars 2011 réunit des cliniciens, psychologues, psychiatres, psychanalystes, universitaires… tous spécialistes de la question du traumatisme. Ensemble, ils s’attachent à clarifi er ce concept et questionnent leur pratique. Un ouvrage de référence qui aide à repenser une problématique plus que jamais actuelle et à se réinterroger sur les différents aspects de la prise en charge.

Voir l'intervention de Janine Altounian : "Parcours transgénérationnel de l'élaboration d'un héritage traumatique" qui s'est tenue à cette occasion, ainsi que l'ensemble des contributions figurant dans cet ouvrage, signalées dans le Catalogue en ligne de la Bibliothèque Sigmund Freud.

Le traumatisme dans tous ses éclats - Clinique du traumatisme
Sous la direction de Laurent Tigrane Tovmassian et d'Hervé Bentata, avec les contributions de Janine Altounian, Claude Barrois, Hervé Bentata, Florence Chekroun, Louis Crocq, Liliane Daligand, Carole Damiani, Christine Davoudian, Héléna d’Elia, Marion Feldman, François Lebigot, Malika Mansouri, Hélène Parat, Dominique Poïvet, Sarah Stern, Laurent Tigrane Tovmassian, Régine Waintrater
EXPLORATIONS PSYCHANALYTIQUES
français
2012
250
978-2-84835-235-0

Vivre – Survivre - Récits de résistance

Quelles sont les conditions de possibilité et quels sont les enjeux du « récit de la vie » dans les situations de souffrance physique, psychique ou morale ? Lorsqu'elles défont les ressources même du « vouloir vivre », comment les situations de marginalité, de précarité et de souffrance peuvent-elles encore être racontées ? Pour les hommes et les femmes blessés par la vie et par le monde, le récit peut-il être un lieu de résistance et de reconstruction de soi et du monde autour de soi ?

En interrogeant les contextes sociétaux et les dimensions tant personnelles que sociales de la parole biographique en situation parfois extrême (de la précarité au génocide, en passant par l'exil), cet ouvrage paru en 2011 sous le direction de Christine Delory-Momberger & Christophe Niewiadomski, se donne pour objet d'examiner les effets de déliance et de reliance du récit entre « vivre et survivre ». 

Voir l'article de Janine Altounian : "L’étrange survie d’un récit de survivance".

Vivre – Survivre -  Récits de résistance
Christophe Niewiadomski, Christine Delory-Momberger
Autobiographie et éducation
français
2011
196
9782912868817

Dans le dehors du monde - Exils d'écrivains et d'artistes au XXe siècle

L'exilé est celui qu'un souverain ou un régime a expulsé de sa patrie sans espoir de retour, ou en le condamnant à l'incertitude du retour. La première émigration russe et l'exil allemand sous Hitler ont porté un coup fatal à l'autorité dont était investie, depuis l'Antiquité, cette figure malheureuse, mais prestigieuse, du conflit entre individu et pouvoir. Quant à la perte de la patrie, elle s'est à la fois élargie jusqu'à devenir une structure de la personnalité - l'« exil intérieur » - et, en sens inverse, affaiblie : de nouvelles formes d'expulsion et d'arrachement sont apparues (persécutions entraînant des demandes d'asile, déportations, génocides), qui rendent la crainte d'une mort inhumaine plus douloureuse que le regret de la patrie.
Ce livre paru en 2010 aux Presses de la Sorbonne Nouvelle, sous la direction de Jean-Pierre Morel, Wolfgang Asholt, Georges-Arthur Goldschmidt, explore ces évolutions en partant de l'exil d'écrivains et d'artistes de nombreux pays, de Nabokov ou Brecht à Gao Xinjiang et Amin Maalouf. Sans que leur sort soit disjoint de celui de millions de gens ordinaires, leurs ouvres esquissent, au-delà des idéologies progressistes ou restauratrices, un autre « paysage du possible ».

L'ouvrage est la publication des Actes du colloque de Cerisy qui s'est tenu du 14 au 26 août 2006.

Dans le dehors du monde - Exils d'écrivains et d'artistes au XXe siècle
Jean-Pierre Morel, Wolfgang Asholt, Georges-Arthur Goldschmidt. Avec les contributions de Hans Manfred BOCK, Albrecht BETZ, Jean-Pierre MOREL, Robert KAHN, Anne CLANCIER, Tatiana VICTOROFF, Elena GALTSOVA, Wolfgang Stephan KISSEL, Oksana BULGAKOWA, Hubert ROLAND, Wolfgang KLEIN, Claudie BOLZINGUER, Judith SARFATI LANTER, Agnès VERLET, Brigitte GAUTIER, Anne ROCHE, Alexandre SEURAT, Christoph KÖNIG, Sebastian VEG, Janine ALTOUNIAN, Ottmar ETTE, Jacqueline ROUSSEAU-DUJARDIN et André BOLZINGER
français
2010
368
978-2-87854-478-7

Le génocide des Arméniens - Un siècle de recherche (1915-2015)

Le génocide des Arméniens. Un siècle de recherche (1915-2015) est publié à l’occasion de la tenue à Paris, du 25 au 28 mars 2015, du colloque international « Le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman dans la Grande Guerre. 1915-2015 : cent ans de recherche ». Il réunit les contributions scientifiques présentées à la Sorbonne, au Mémorial de la Shoah, à l’École des hautes études en sciences sociales et à la Bibliothèque nationale de France. Ce colloque introduit par le président de la République est organisé par le Conseil scientifique international pour l’étude du génocide des Arméniens (CSI), avec le soutien de la Mission du centenaire 2015 et de nombreuses institutions savantes. 

Un siècle après le déclenchement à Constantinople, le 24 avril 1915, de l’extermination des Arméniens ottomans par l’État unioniste, la recherche internationale démontre par cette publication l’étendue de la connaissance scientifique sur le premier génocide contemporain. Cet ouvrage s’inscrit dans le mouvement des études sur les génocides, en plein développement en France comme dans le monde. Le centenaire de 1915 marque un tournant dans la résonnance publique des savoirs scientifiques les plus élevés et l’affirmation d’une conscience internationale de prévention des génocides.

Le génocide des Arméniens - Un siècle de recherche (1915-2015)
Annette Becker, Hamit Bozarslan, Vincent Duclert, Raymond Kévorkian
Hors collection
français
2015
368
9782200294427

Quels traitements pour l’effraction traumatique ? Apports de la clinique et de la pratique psychanalytique

Trauma, stress post-traumatique, effraction, sidération… Face à la multiplicité des traumatismes – individuel, collectif, accident, génocide, agression sexuelle… – doit-on parler d’une ou de diverses cliniques ? Quel type de cure proposer après un traumatisme ? Ces traitements relèvent-ils de modalités thérapeutiques et transférentielles spécifiques ? Peut-on en faire une modélisation théorique ? Et qu’en est-il des « brief therapy », type déchoquage, plus à la mode actuellement qu’un travail psychanalytique qui prend en compte la temporalité du sujet ? Existe-t-il des pratiques de soins de groupe du type ateliers artistiques ? Enfin, peut-on prévenir les troubles psychosociaux dont l’ampleur se révèle aujourd’hui ?

Dans de multiples lieux institutionnels des cliniciens, psychiatres, psychologues, psychanalystes avec des infirmiers, des travailleurs sociaux accueillent leurs contemporains en souffrance du fait de blessures psychiques. La question du traumatisme est au cœur de leur pratique.
Cet ouvrage dirigé par Laurent Tigrane Tovmassian et Hervé Bentataparu en 2014 dans la collection Explorations psychanalytiques des éditions In Press, les aidera à repenser ce concept plus que jamais actuel et à se réinterroger sur sa prise en charge.

Ce questionnement a fait l'objet d'une journée d'étude en février 2014 organisée par l'URFT, l'Unité de Recherche et de Formation sur le Traumatisme : Quels traitements pour l’effraction traumatique ? “Le traumatisme dans tous ses éclats”.

Quels traitements pour l’effraction traumatique ? Apports de la clinique et de la pratique psychanalytique
Sous la direction de Laurent Tigrane Tovmassian et d'Hervé Bentata.Avec les contributions de : Janine Altounian, Claude Barrois, Hervé Bentata, Françoise Biermann, Thierry Bokanowski, Carole Damiani, Françoise Davoine, Emmanuel Declercq, Olivier Douville, Jean-Max Gaudillière, Jean Gortais, Pierre Kammerer, Simone Korff Sausse, François Lebigot, Dominique Lhuilier, Richard Lopez, Jean-Claude Métraux, Jacques Press, François Richard, Jacques Roisin, Marianne Rose, René Roussillon, Laurent Tigran Tovmassian, Régine Waintrater.
Explorations psychanalytiques
2014
312
978-2-84835-293-0

Le refoulement en héritage

Paru aux Puf, dans la collection Le présent de la psychanalyse, dédiée à la publication de la revue de l'APF, l'Association Psychanalytique de France,  dont il constitue le Vol. 3., Le refoulement en héritage, propose de revenir sur ce qui apparaît pour Freud « la pierre d’angle sur quoi repose l’édifice de la psychanalyse », le processus de refoulement.

Résumé

Que devient aujourd’hui, dans une perspective métapsychologique qui lui conserve sa part d’indéterminé, ce destin de pulsion s’affirmant aussi comme « procédé tout à fait particulier » et dont la théorie est, pour Freud, « la pierre d’angle sur quoi repose l’édifice de la psychanalyse » ? Comment, malgré lui ou grâce à lui se constituent les filiations analytiques, comment soutient-il un héritage culturel dans une conception de la tradition liée au meurtre du père ?

Le legs freudien contraint à examiner les conditions qui maintiennent l’actualité du refoulement, l’attraction puissante de la chose inconsciente, la fonction du contre investissement dans le refoulement originaire. Jusqu’à installer la tâche pratique dans la suite des mots de Freud (1937) : « La correction après-coup du processus de refoulement originel, laquelle met fin à la puissance excessive du facteur quantitatif, serait donc l’opération proprement dite de la thérapie analytique ».

Le refoulement en héritage
Jacques André, Françoise Coblence, Luis Maria Moix,Viviane Abel Prot,Claude Barazer, Catherine Chabert, Claude Arlès,et avec les contributions de Pierre Henri Castel, Dominique Suchet, Janine Altounian
PUF
Le présent de la psychanalyse - Vol. 3.
Vol.3
français
2020
192
978-2-13-082336-0
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