Discussion-débat organisé par le Quatrième Groupe avec Janine Altounian le samedi 05 décembre 2026 de 13h45 à 17h15
Un génocide en héritage, faire face aux déserts de l’inconscient
22 juillet, 2026

Janine Altounian sera l’invitée du Quatrième Groupe, l’organisation psychanalytique de langue française le samedi 05 décembre 2026 de 13 h45 à 17 h15 pour une Discussion-débat autour de son livre : Face à l’irrémédiable – Conditions politiques d’un travail analytique, paru aux éditions des crépuscules le 9 avril 2026.
Entrée libre
Le lien zoom pour participer à distance sera transmis ultérieurement.

Secrétariat Scientifique du Quatrième Groupe : Marc Amfreville – Tél. 06 20 43 28 43
Courriel : secretariatscientifique4g@gmail.com

Janine Altounian parle dans ce livre de cet irrémédiable qui demeure, malgré tout travail analytique « réussi », chez les héritiers des apatrides des années 20, survivants du génocide arménien de 1915 ou de tout autre crime de masse. Elle pointe l’interruption violente d’un temps qui ne put advenir en ces survivants, met en évidence le fantôme de ce « non-advenu » dans le temps de leur histoire dont la blessure irrémédiable se vit en un empêchement transmis tel quel à leurs descendants ; ce qui se transmet étant moins la mémoire de ce qu’ils ont perdu que l’empêchement de ce qui n’a pu avoir et trouver lieu en eux dans la dispersion et l’exil. Elle étudie l’endommagement par cette rupture violente dans la continuité de leur vie de trois objets d’investissement : la langue, la « maison » et l’expression des affects. Son élaboration intéresse les cliniciens par sa dimension politique car elle est en même temps un témoignage des conditions favorables que lui avait offertes une certaine France d’avant les multiples crises qu’elle traverse actuellement. Dans la seconde partie de ce livre, elle cherche à sauver désespérément une certaine confiance dans ce qui reste de son « pays d’accueil » qu’elle avait aimé puisqu’il la sauvait de l’emprise du traumatique.
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Janine Altounian, germaniste, essayiste, née à Paris de parents arméniens rescapés du génocide de 1915, travaille sur la traduction de ce qui se transmet d’un trauma collectif aux héritiers de survivants. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages sur la transmission traumatique, sur la langue de Freud, a été co-traductrice des Œuvres complètes de Freud aux Puf et responsable de l’harmonisation des traductions sous la direction de Jean Laplanche

Présentation et discussion

13 h45 Accueil
14 h00-14 h15 Introduction par le Secrétaire Scientifique
14 h15-15 h00 Jean-François Chiantaretto et discussion
15 h00-15 h45 Katia Dziwulski et discussion
15 h45-16 h00 Pause
16 h00-16 h45 Olivier Paccoud et discussion
16 h45-17 h15 Discussion Générale