Livres

L'ouvrage

Photo : Lettre manuscrite de Freud exposée au Sigmund Freud Museum à VienneCet ouvrage est avant tout une étude de la langue de Freud. Il se démarque de ce que l'on appelle habituellement une « critique des traductions », son propos n'étant pas d'affirmer la suprématie de tel ou tel modèle traductif.
Il est plutôt une critique de la naïveté de certains lecteurs quant à l'enjeu du passage d'une langue à une autre, c'est-à-dire d'une culture à une autre, d'un système de pensée à un autre, et donc quant à ce qui nécessairement périt dans ce passage. Il tente de mettre en lumière comment, dans l'écriture de Freud, la forme des énoncés de pensée visualise, en le proposant simultanément aux sens requis dans la lecture, l'argument que développe la pensée en train de décrypter le sens inconscient d'un processus psychique.


Entretien avec Janine Altounian sur France Culture - Les vendredis de la philosophie

Traduire la philosophie - France Culture : Les vendredis de la philosophie par François Noudelmann, diffusion le 28 mars 2003.
Durée : 12 mn

 

2003
L'écriture de Freud : Traversée traumatique et traduction

Présentation de l'éditeur

A la croisée de la clinique, du culturel et du littéraire, cet ouvrage réunit les principaux articles de l'auteur centrés sur la compréhension des blessures psychiques. La première partie traite de la transmission psychique des effets d'un trauma collectif sur les descendants. La seconde partie étudie quatre textes d'écrivains dont la démarche s'apparente à celle de l'analyste : mettre en mots l'expérience traumatique pour... y survivre.

Editeur : 
Dunod
2000
La Survivance : Traduire le trauma collectif

Résumé


«Ouvrez-moi seulement les chemins d’Arménie »/ Un génocide aux déserts de l’inconscient (Préface de René Kaës), Les Belles Lettres/ Confluents psychanalytiques, 1990, 2003 (2° éd.).[1]

L'ensemble des textes de ce recueil témoigne de la confluence d'une réflexion historique et d'une élaboration psychanalytique dont on sent les chemins ouvrir progressivement pour Janine Altounian ceux d'une Arménie qu'elle n'avait pu connaître que par des identifications endeuillées.

Ses commentaires, aussi pudiques que le récit que son père nous a laissé de sa déportation, nous confrontent au paradoxe d'une époque qui, en même temps que le développement des conceptions de Freud, a vu et continue de voir se multiplier, dans le fréquent silence complice des nations civilisées, génocides et totalitarismes barbares.

Notes :

[1] Cet ouvrage existe dans une version traduite en arménien par Krikor Chahinian et Garine Zorabian, 2001, Antelias, Liban: ԲԱՙՑ  ՄԻԱՅՆ  ԻՄ  ԴԻՄԱՑ  ՃԱՄԲԱՆԵՐՆ  ԱՐՄԵՆԻՈՅ  de ԺԱՆԻՆ  ԱԼԹՈՒՆԵԱՆ.
On peut se le procurer auprès de Suzy Ohannessian, libraire du Catholicossat d’Antelias/ Beyrouth, tel. 00961 - 4- 41 00 01 00961 -3 - 87 87 46 (mobile) Contact : bookstore@armenianorthodoxchurch.org
[2] Illustration : Persis, Parthia, Armenia : l'Arménie antique, atlas de Joseph Thomas (London, 1835) David Rumsey Collection 
Editeur : 
Les Belles Lettres
1990
" Ouvrez-moi seulement les chemins d'Arménie "... : un génocide aux déserts de l'inconscient
Télécharger le fichier pdf: