What is the epistemological value of testimony? What role does language, images, and memory play in its construction? What is the relationship between the person who attests and those who listen? Is bearing witness a concept that is exclusively based in interpersonal relations? Or are there other modes of communicating or mediating to constitute a constellation of testimony?

Testimony/Bearing Witness establishes a dialogue between the different approaches to testimony in epistemology, historiography, law, art, media studies and psychiatry. With examples including the Holocaust, the Khmer Rouge and the Armenian genocide the volume discusses the chances and limits of communicating epistemological and ethical, philosophical and cultural-historical, past and present perspectives on the phenomenon and concept of bearing witness. 

Quelle est la valeur épistémologique du témoignage? Quel rôle joue le langage, les images et la mémoire dans sa construction? Quelle est la relation entre la personne qui atteste et ceux qui écoutent? Est-ce que le témoin est un concept qui repose exclusivement sur des relations interpersonnelles? Ou bien existe-t-il d'autres modes de communication ou de médiation pour constituer une constellation de témoignages? 
 
Testimony / Bearing Witness établit un dialogue entre les différentes approches du témoignage en épistémologie, historiographie, droit, art, études médiatiques et psychiatrie. avec des exemples tels que l'holocauste, les Khmers rouges  et le génocide arménien, le volume discute des chances et des limites de la communication des perspectives épistémologiques et éthiques, philosophiques et culturelles historiques, passées et présentes sur le phénomène et la notion de témoignage. 

Année de publication: 
2017
Testimony/Bearing Witness - Epistemology, Ethics, History and Culture
Présentation du livre 

« Un analysant écrit à son analyste. Lettres, messages, poèmes, récits de rêves ou de souvenirs, aveux d’un désir, ou d’une douleur, qui ne se dit pas. Ces écrits en marge des séances occupent une place à part dans l’analyse ou la psychothérapie, comme si le désir inconscient et ses tourments trouvaient là à se loger. Dans le mouvement même de son écriture, le sujet rejoint la part cachée de son être, celle qu’il ne livre pas en séance. Il se souvient de lui-même en quelque sorte, pour et avec un autre qu’il retrouve dans l’imaginaire. Nous ne sommes plus seulement dans “ l’échange de mots ” (Freud) au sens strict, mais dans la correspondance. S’agit-il d’une écriture analysante ? D’une échappée hors du cadre analytique ? A-t-on affaire à un récit de soi qui trouve sur le divan sa raison d’être ? Et comment les psychanalystes accueillent-ils les écrits de leurs patients ? La réflexion proposée ici ne porte pas tant sur des écrits publiés que sur ceux qui croisent la parole en séance. Pour certains, l’écriture a précédé leur entrée en analyse et a rendu possible une ouverture à la parole analytique et à ses soubassements inconscients. Pour d’autres, déjà en analyse, elle est apparue comme une issue créatrice constituant symboliquement une “ chambre à soi ” (Virginia Woolf) pour y déposer les sédiments de sa parole. Le divan, réel ou imaginaire, constitue dès lors ce lieu où la lettre se compose, rejoint d’autres lettres, des inscriptions et récits d’autrefois en quête de quelque destinataire invisible. » (Louise Grenier)

Editeur : 
Liber
Année de publication: 
2017
Lettres du divan - Écrire à son psychanalyste
Ce dictionnaire répond à une triple volonté : il entend d’abord établir le bilan de plusieurs décennies de réflexion théorique, plus de quarante ans après la parution du Pacte autobiographique (1975) de Philippe Lejeune. Il vise ensuite à cartographier un champ de recherches dont l’extension est souvent mal comprise : l’autobiographie au sens strict, mais également, et plus globalement, les écritures de soi. À un moment où la médiatisation de l’autofiction brouille les frontières entre fiction et non-fiction, il semble important de décrire les spécificités du champ non fictionnel et de se demander si l’écriture autobiographique est un modèle d’écriture identifiable à quelques traits précis ou un registre qui transcende les frontières génériques. Enfin, ce dictionnaire souhaite féconder un nouvel élan théorique. Il dépasse une vulgate promue par l’institution scolaire et universitaire, constituée en canon, ne se limite pas aux seuls corpus consacrés mais s’intéresse également à des auteurs méconnus, voire aux écritures ordinaires. Derrière le succès de l’autobiographie se cache une diversité de pratiques et de genres ayant en commun l’écriture à la première personne, qui connaissent des fortunes variables mais ne cessent de se nourrir réciproquement : Mémoires, souvenirs, témoignages, journaux personnels, correspondances intimes, chroniques… Il s’agit de désenclaver l’autobiographie en la réinscrivant dans une large continuité historique et au sein de l’espace francophone ; les écritures de soi, souvent réduites à leur seule prétention à calquer le monde, sont aussi des supports essentiels au renouvellement de la création littéraire.

Article TRAUMATISME,  de Janine ALTOUNIAN et Véronique MONTERONT

Editeur : 
Honoré Champion
Année de publication: 
2017
Dictionnaire
 de l’autobiographie - Écritures de soi de langue française
Télécharger le fichier pdf: 
Cent ans après les faits, le génocide des Arméniens n’est toujours pas reconnu par la Turquie, héritière de l’Empire ottoman. Devenu au cours du XXe siècle un enjeu politique, le génocide est, dans le cas arménien, non seulement un objet d’histoire mais aussi un objet politisé, ce qui influe sur les formes de ses représentations. Les contributions de cet ouvrage proposent une approche pluridisciplinaire, analysant à la fois la réception de l’évènement en France et les formes de ses représentations dans la littérature et les arts.
Contribution de Janine Altounian : « Quelques représentations en palimpseste lors d’un séjour au pays des ancêtres »
Avec une préface de Vincent Duclert.

Sommaire
Recherche et enseignement du génocide des Arméniens
Représentations et écritures littéraires du génocide des Arméniens
Représentations et créations artistiques du génocide des Arméniens
Quête de mémoire et recherche de sens en Turquie

Introduction

 

Année de publication: 
2016
Exprimer le génocide des Arméniens
Présentation de l'éditeur :

Violences au travail, violences familiales, sociétales et politiques… Les violences par la terreur sont aujourd’hui au cœur de l’actualité. Elles sont génératrices de traumatismes psychiques, pour les sujets qui y sont  directement mais aussi indirectement exposés. Et dans la clinique particulière des traumatismes psychiques se trouve au devant une perte du sentiment de continuité de l’existence, une rupture du lien social, du lien à l’autre.

Cet ouvrage Traumatisme, lien  social et éthique  dont les textes sont issus du colloque organisé en avril 2015 par l'URFT à la bourse de St Denis, déplie les liens réciproques entre effraction traumatique et lien social. Y aurait-il un auto engendrement allant du délitement du lien social vers la violence sociale qui elle-même produirait une plus grande rupture de ce lien ?

De telles questions ouvrent sur l’importance du lien social dans son aspect thérapeutique, et sur celle d’une éthique dans la pratique du clinicien, éthique qui se doit de rester à l’écoute de chaque sujet en particulier.

Editeur : 
In Press
Année de publication: 
2016
Traumatismes, lien social et éthique
“Translation as Innovation - Bridging the Sciences and the Humanities” was the theme of the second biennial conference in 2012 coordinated through a partnership between the Center for Translation Studies at the University of Illinois and the Centre d’Études sur la Traduction at the University of Paris Denis-Diderot. The proceedings of that conference - Congrès bisannuel 2012 «Traduction et Innovation : une passerelle entre les sciences et les humanités» - collected here, examine the role of translation in the transmission of knowledge, particularly in the sciences, recognizing translation as a non-neutral activity and instead as an act that may enhance topic awareness or even generate debate.

Contribution of Janine Altounian : “Traduire ce qui n’a pu se dire” 
 

Editeur : 
Dalkey Archive
Année de publication: 
2016
Translation as Innovation - Bridging the Sciences and the Humanities
Cet ouvrage collectif Les figures de la cruauté - Entre civilisation et barbarie, publié en 2016 est issu du séminaire Schibboleth — Actualité de Freud organisé pour la saison 2014-2015 sur le thème « Les figures de la cruauté », en six séances.

Enjeu dans le développement de l’enfant, dans certaines expériences adolescentes, dans le rapport à l’autre, on la retrouve aussi dans les étapes d’une civilisation, dans les rituels structurant la vie d’une société et des sociétés ensemble (le sacrifice, la guerre…) ou encore dans l’art, dans la littérature. La place que lui font une époque, une pensée, peut caractériser un état de civilisation et de culture – ou de barbarie.

Omniprésente dans le monde contemporain, elle se manifeste dans la vie politique, dans l’espace du travail, scolaire, médiatique, virtuel, mais aussi dans l’univers familial. C’est pourquoi, dans cet ouvrage, la cruauté n’est pas pensée comme une abstraction métaphysique ou sociologique, mais comme une réalité psychique,  affectant des sujets (individus et groupes) bien réels. Banalité du mal, pulsion de mort, emprise, destructivité, sadisme… Plus de 40 intellectuels (historiens, philosophes, psychiatres, psychanalystes, sociologues…) s’attachent ensemble à aborder notre époque en considérant la cruauté comme une notion psychopathologique, comme un indice culturel et comme un symptôme du « Malaise dans la civilisation ».

Intervention de Janine Altounian à la séance du 19 mars 2015 sur La cruauté dans les cultures et les idéologies :  « un héritage irrecevable ne peut être reçu que traduit dans une autre langue ».  

Editeur : 
In Press
Année de publication: 
2016
Les figures de la cruauté - Entre civilisation et barbarie
Résumé
Une réflexion collective sur les enjeux cliniques et politiques du transmettre en psychiatrie.
La haine de la psychanalyse et de la psychothérapie institutionnelle, la haine de l’inconscient font rage et engendrent des campagnes qui affolent l’opinion par le biais de calomnies qui tournent sur Internet et dans de nombreux médias. Le récent plan Autisme en est un symptôme politique accablant. Comment en sommes-nous arrivés là ? L’association La Criée reprend à bras le corps un de ses motifs fondateurs dans un mouvement de mise au travail du Collectif.Des cultures, des civilisations ont pu disparaître sous nos yeux au profit d’une homogénéisation. Rien ne nous dit qu’il n’en sera pas de même pour nos pratiques, marquées par la psychothérapie institutionnelle et la psychanalyse, si nous n’avons pas le souci de les transmettre.
Transmettre suppose un processus dialectique de dessaisissement chez les uns et de réappropriation/réinvention chez les autres. Encore faut-il aussi qu’il n’y ait pas empêchement, voire interdiction d’une telle transmission, en contradiction flagrante avec l’entreprise de formatage actuelle qui prône une non-pensée.
 

Editeur : 
Eres
Année de publication: 
2016
Transmettre : Psychiatrie, psychanalyse, psychothérapie institutionnelle
Écritures de soi, Écritures du corps
Chiantaretto Jean-François (dir.), Matha Catherine, Altounian Janine (Postface)
Parution aux éditions Hermann le 24 août 2016
Colloque de Cerisy du 22 au 29 juillet 2015 

Editeur : 
Hermann
Année de publication: 
2016
Écritures de soi, Écritures du corps
« Pour comprendre la psychanalyse, écrivait Freud en 1922, le mieux est encore de s'attacher à sa genèse et à son développement. » C'est ce principe d'un dialogue constant entre les origines de la découverte freudienne et son évolution que les auteurs de ce Dictionnaire ont adopté. Leur but est de permettre aux lecteurs d'aujourd'hui de découvrir ou de parcourir l'oeuvre de Freud en suivant la manière dont elle s'est forgée et développée.

Ce Dictionnaire, le premier du genre, revient sur les sources de la psychanalyse de Freud, tout en montrant comment son invention s'inscrit à la croisée de plusieurs traditions. Il s'attache aussi à envisager l'entreprise freudienne en fonction de son héritage et de sa postérité. Il évoque enfin ses échanges avec tous les domaines de réflexion et de création qu'elle n'a cessé de côtoyer (philosophie, littérature, anthropologie, histoire). Ainsi, ce Dictionnaire témoigne de la vitalité d'une oeuvre qui demeure parmi les plus considérables de l'histoire de la pensée.
Soixante-quinze spécialistes de Freud, internationaux et français, associés à des universitaires issus du domaine de la psychanalyse autant que des champs multiples des sciences humaines, explorent l'univers freudien selon une approche renouvelée et diversifiée. Ils offrent autant de points de repère et d'analyses approfondies qui permettent d'en avoir une vision d'ensemble et de le rendre accessible au plus grand nombre.

Editeur : 
Bouquins
Année de publication: 
2015
Dictionnaire Freud

Résumé

Dans le prolongement des trois premiers ouvrages de la collection Chemins Croisés, ce recueil migrations/translations met au travail ce qui se joue autour du passage des frontières qu'elles soient géographiques, politiques, sociales ou qu’elles se trouvent dans la langue ou entre les langues. Ce ne sont pas seulement les migrations du xxie siècle qui sont évoquées ici: l’objectif de cet ouvrage est plus vaste. Il sera aussi bien question de récits de migrations, de représentations de la figure du migrant ou de l’étranger, des voix ou des lettres migrantes de la littérature du Moyen Âge à celles de la postmodernité, que d’interrogations plus théoriques sur les espaces et la figuration du seuil dans les domaines artistiques, qu’il s’agisse de littérature, de peinture, de musique ou de cinéma. Les différents chapitres mettent en relation les problématiques historiques, littéraires, esthétiques et métaphysiques à travers lesquelles se déclinent la question des migrations et des exils mais aussi le paradigme de la traduction.

Janine Altounian – Prologue. Quelle destination pour un manuscrit laissé en errance ?

Année de publication: 
2015
migrations/translations
Publication de l'ouvrage Le langage, malgré tout - Annuel de l’Association psychanalytique de France paru en 2014 aux Puf sous la direction de Laurence Kahn autour de J-B Pontalis, la NRP et l'AFP et les contributions de Janine Altounian, Didier Anzieu, Claude Barazer, Dominique Clerc, Corinne Ehrenberg, Mathilde Girard, Edmundo Gómez Mango, Jean Laplanche, Jean-Michel Lévy, J.-B. Pontalis, Guy Rosolato, Jean-Yves Tamet.

Contribution de Janine Altounian : « Dégagement, au cours de la cure et par l'écriture des pulsions de vie enfouies dans un héritage traumatique ».

Editeur : 
PUF
Année de publication: 
2014
Le langage malgré tout  - Annuel de l'AFP 2014

Résumé

La contribution de Janine Altounian "Inscrire l’effacement d’une place dans le monde", qui ouvre  cet ouvrage collectif, a donné lieu à une Interview par Michel Peterson le 8 novembre 2013 à l'occasion de leur voyage d’étude partagé à Istanbul et à Bursa. Voir la très belle édition originale et unique de cet entretien publié sous le titre Alors la vie est belle et imprimé par les presses numériques de Jimmy Machado, UCC Press, le 11 mars 2016, pour le compte des éditions TAMAM en collaboration avec ROBAA (Roads of Bones and Ashes**) et avec le support de la Chaire Oppenheimer en droit international public de l’Université McGill.

Le podcast de l'interview est disponible au bas de la colonne de droite (durée 55 minutes)

L’objectif de cet ouvrage publié en 2013 aux Presses universitaires de Laval est d’explorer la notion de la survivance à partir de différents lieux de parole. Les essais rassemblés ici font écho à un discours qui prend racine dans la transmission de l’héritage traumatique, telle qu’exprimée par l’essayiste française d’origine arménienne, Janine Altounian. À l’ère des migrations et des déplacements culturels accélérés et intensifiés, les auteurs du présent collectif rendent hommage à l’œuvre de cette penseure post-génocidaire en réfléchissant d’une façon originale sur des questions brûlantes: la perte et le deuil, les traces et la traduction, le métissage et la filiation, enfin, le trauma et la bienveillance. Que ce soit une analyse littéraire ou poétique, une réflexion théorique ou une élaboration d’un vécu personnel, les essais de ce livre offrent un travail de culture important concernant la subjectivité interpsychique et interculturelle.

Année de publication: 
2013
La survivance en héritage. Passages de Janine Altounian au Québec
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Résumé
S’il y a un thème aujourd’hui qui ne cesse de provoquer des débats, autant en philosophie que dans les autres sciences humaines et sociales, c’est bien la violence. Le but de ce Dictionnaire est de donner tous les outils pour en penser les racines historiques, les manifestations contemporaines, la signification profonde.
Plusieurs questions fondamentales sont au cœur de ce Dictionnaire. Doit-on envisager une spécificité de la violence humaine ? L’idée de nature humaine est-elle pertinente lorsqu’il s’agit de réfléchir à la violence ? Peut-on penser un jour éradiquer la violence, comme l’espérait la philosophie des Lumières, ou doit-on accepter l’idée d’une ambivalence intrinsèque des êtres humains qui, soumis à des pulsions contradictoires, ne sont jamais totalement bons ou totalement mauvais ?
Parler de violence signifie aussi s’interroger sur les frontières qui existent entre soi et les autres et sur l’ambiguïté de sa propre existence ; porter un regard d’ensemble sur des pratiques qui vont de l’apartheid à la torture, de l’automutilation au viol, du colonialisme au terrorisme, mais aussi aborder la sexualité et l’inconscient, le passage à l’acte et l’inceste, le travail et la mort. Ces questions, si diverses, sont ici abordées de façon à constituer une analyse globale et renouvelée de l’objet « violence ».

200 auteurs (philosophes, sociologues, juristes, psychanalystes, historiens, théologiens, anthropologues) ont participé à ce Dictionnaire, unique et original, dont les 300 entrées dessinent une solide cartographie des notions et concepts clés, des penseurs et artistes, des références et travaux portant sur la violence, sujet au cœur de la nature humaine et de la modernité.

Article Traumatisme par Janine Altounian.

Editeur : 
PUF
Année de publication: 
2011
Dictionnaire de la violence

Résumé

Des réflexions pluridisciplinaires sur un outil que tout le monde utilise quotidiennement : le langage. Deux grands axes sont explorés : la confiance dans le langage comme base symbolique commune au coeur de la construction de chaque individu, de toute relation, du lien social et de la culture, et la confiance comme phénomène langagier dans le registre intime social, politique.
Editeur : 
In Press
Année de publication: 
2010
Confiance et langage

Résumé

A partir d'une approche pluridisciplinaire et en s'appuyant sur la pratique clinique, les auteurs de ces contributions interrogent le rapport à l'étranger ainsi qu'à la différence à travers les points cruciaux que ce rapport soulève, tant du côté de ceux que l'on appelle les émigrés que du côté des autochtones.
Editeur : 
Pleins Feux
Année de publication: 
2007
L'étranger et le différent dans l'actualité du lien social

4ème de couverture

Pater incertus, mater certissima... Le père est aussi incertain que la mère est certissime. Les conséquences de cette dissymétrie sont multiples. Parce qu'il peut ne pas y avoir de père, son éventuel amour prend la forme d'une élection, voire d'un luxe. Quand il n'est pas inconnu, le père est au moins improbable. De là à le négliger, l'éclipser, l'effacer... L'oubli du père revêt les formes les plus diverses, depuis l'accident que l'on voudrait insignifiant jusqu'à l'inéluctable destin.
 
Année de publication: 
2004
L'oubli du père

Résumé

Une interrogation sur la fonction testimoniale et la question du trauma dans la cure psychanalytique et dans les récits des survivants de grands conflits tels que la Première Guerre mondiale, la Shoah et le génocide arménien.

4ème de couverture

Editeur : 
Dunod
Année de publication: 
2004
Témoignage et trauma : implications psychanalytiques
Présentation de l'éditeur

Issu de l’important colloque tenu à la Sorbonne en septembre 2002, L’Histoire trouée propose une réflexion collective sur la mémoire, la connaissance et la visibilité des catastrophes historiques, génocides et crimes contre l’humanité. Universitaires-chercheurs, artistes (littérature, cinéma, photographie), juristes et cliniciens se sont associés dans ce livre pour visiter le couple maudit négation-témoignage, dans une approche résolument humaniste et plurielle qui envisage ces catastrophes à l’échelle du monde (Europe bien sûr, mais aussi Rwanda, Afrique, Cambodge, Argentine, Maghreb, Kurdistan, Arménie, Amériques, etc.). La variété des lieux d’histoire mobilisés par la quarantaine d’auteurs fait ainsi écho à la diversité du questionnement, à l’ampleur de la réflexion : Sommes nous entrés dans une ère de la négation ? Comment disparaît-on de l’histoire ? Qu’est-ce qui rend impensable le crime ? Quels sont les agents institués ou non de la négation, leurs modalités d’action ? De quoi et comment peut-on se faire le témoin ? Quelle est la place de la fiction et de l’imaginaire dans le témoignage ? Quelles sont les temporalités propres à toutes ces questions ?

Editeur : 
L'Atalante
Année de publication: 
2004
L'Histoire trouée. Négation et témoignage

4ème de couverture

Le témoignage a pris au vingtième siècle une actualité engageant le futur, bien au-delà du champ professionnel des historiens. Il s'agit d'un enjeu décisif face à un double danger : l'amnésie généralisée qui vide la pensée de toute historicité, les passions patrimoniales et identitaires.

L'écriture de l'histoire est ici interrogée dans une perspective pluridisciplinaire, à partir des différentes formes de témoignage, dans le champ exclusif du vingtième siècle. Quatre grandes questions sont principalement abordées: le statut de la singularité dans le témoignage, le traitement historien du témoignage, la conservation des traces et la transmission testimoniale, la multiplicité des registres et genres testimoniaux.

Editeur : 
L’Harmattan
Année de publication: 
2003
Témoignage et écriture de l'histoire : décade de Cerisy, 21-31 juillet 2001

4ème de couverture

Témoins de génocides et de violences collectives, nous sommes aussi spectateurs de la fracture entre les économiquement et socialement exclus et les économiquement nantis et socialement dominants. Or, sans soumission, obéissance, conformisme, rien de tel ne pourrait se réaliser. Depuis Milgram, les recherches montrent que, dans les conduites sociales en général et celles d'obéissance et de désobéissance en particulier, le pouvoir des déterminants situationnels l'emporte trop souvent sur les dispositions personnelles.
Editeur : 
L’Harmattan
Année de publication: 
2002
Dés-obéissance et droits humains : de la psychopathologie à l'anthropologie

Actes du colloque organisé par la BPI les 23 et 24 mars 2001 dans la Petite Salle du Centre Pompidou à Paris

« De l’écriture de soi à l’écriture de l’histoire, il y va d’une construction narrative. Pour autant, tracer une analogie ou même délimiter les rapprochements entre ces deux registres d’écriture n’est résolument pas le propos de ce livre.

Dire l’histoire : le récit historique suppose, entre autres conditions, une adresse, un destinateur et un destinataire. Cette adresse est complexe, destinateur et destinataire étant l’un et l’autre pluriel, mettant à l’œuvre différents réseaux d’interlocution, impliquant tout à la fois de multiples appartenances et le sol commun de l’appartenance humaine.

Editeur : 
BPI
Année de publication: 
2002
L’écriture de soi peut-elle dire l’histoire ?

Résumé

Des essais qui tentent de saisir le sens des assassinats de masse dans leur mode d'intention et de réalisation. Ils ne cherchent pas à effacer les différences entre les camps et les génocides, mais à mieux les saisir en les mettant en relation les uns avec les autres. Extraits du colloque des Universités de Paris IV-Sorbonne et Reims (mai 1997) : l'homme, la langue, les camps.
Editeur : 
Albin Michel
Année de publication: 
1999
Parler des camps, Penser les génocides