Le génocide des Arméniens. Un siècle de recherche (1915-2015) est publié à l’occasion de la tenue à Paris, du 25 au 28 mars 2015, du colloque international « Le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman dans la Grande Guerre. 1915-2015 : cent ans de recherche ». Il réunit les contributions scientifiques présentées à la Sorbonne, au Mémorial de la Shoah, à l’École des hautes études en sciences sociales et à la Bibliothèque nationale de France. Ce colloque introduit par le président de la République est organisé par le Conseil scientifique international pour l’étude du génocide des Arméniens (CSI), avec le soutien de la Mission du centenaire 2015 et de nombreuses institutions savantes. 

Un siècle après le déclenchement à Constantinople, le 24 avril 1915, de l’extermination des Arméniens ottomans par l’État unioniste, la recherche internationale démontre par cette publication l’étendue de la connaissance scientifique sur le premier génocide contemporain. Cet ouvrage s’inscrit dans le mouvement des études sur les génocides, en plein développement en France comme dans le monde. Le centenaire de 1915 marque un tournant dans la résonnance publique des savoirs scientifiques les plus élevés et l’affirmation d’une conscience internationale de prévention des génocides.

Editeur : 
Armand Colin
2015
Le génocide des Arméniens - Un siècle de recherche (1915-2015)

Résumé

Dans le prolongement des trois premiers ouvrages de la collection Chemins Croisés, ce recueil migrations/translations met au travail ce qui se joue autour du passage des frontières qu'elles soient géographiques, politiques, sociales ou qu’elles se trouvent dans la langue ou entre les langues. Ce ne sont pas seulement les migrations du xxie siècle qui sont évoquées ici: l’objectif de cet ouvrage est plus vaste. Il sera aussi bien question de récits de migrations, de représentations de la figure du migrant ou de l’étranger, des voix ou des lettres migrantes de la littérature du Moyen Âge à celles de la postmodernité, que d’interrogations plus théoriques sur les espaces et la figuration du seuil dans les domaines artistiques, qu’il s’agisse de littérature, de peinture, de musique ou de cinéma. Les différents chapitres mettent en relation les problématiques historiques, littéraires, esthétiques et métaphysiques à travers lesquelles se déclinent la question des migrations et des exils mais aussi le paradigme de la traduction.

Janine Altounian – Prologue. Quelle destination pour un manuscrit laissé en errance ?

2015
migrations/translations
Cet ouvrage est issu du Colloque de Cerisy du même nom qui s'est tenu en 2013 du 17 au 24 juillet. L'écriture de soi (autobiographie, journaux intimes, autofiction, etc.) met toujours en scène une tension entre deux positions psychiques : attester d'une identité (voilà qui je suis), témoigner d'une altération (voilà qui je suis empêché d'être). L'enjeu semble la délimitation de soi, au sens d'un espace intérieur, d'un lieu singulier d'interlocution interne. Entre la sculpture et la marche, la fouille et la déambulation, le récit et son impossibilité. Une telle délimitation de soi prend une valeur spécifique lorsque l'auteur témoigne dans l'écriture d'une expérience psychique d'effraction, d'implosion ou de falsification de l'être. Il s'agit notamment des expériences traumatiques extrêmes ou des troubles ayant rendu précaire ou incertaine la construction même de l'espace psychique. Dans ces différents registres de la survivance, l'écriture de soi prend alors littéralement fonction d'une écriture des limites : l'effort de (re)construire un lieu pour soi, suffisamment vivable et vivant. Le croisement de l'écriture et de la clinique est ici nécessaire, avec des spécialistes de la littérature, des écrivains, des traducteurs et des psychanalystes.

Post-propos de Janine Altounian : « Comment se transmet dans l’exil la précarité d’une délimitation de soi dans l’espace et le temps ».

Editeur : 
Hermann
2014
Écritures de soi, écritures des limites
Comme nul autre, le 20e siècle aura été marqué par l’expérience génocidaire et les exterminations de masse. Ces événements ont imprimé une marque indélébile dans l’histoire de l’humanité, et ont suscité pour cette raison une réflexion inédite qui tente de prendre la mesure de l’expérience de l’extermination de groupe. Que signifie être la cible d’un plan d’extermination du groupe auquel on appartient ? Comment y survit-on ? Quelles sont les oreilles pour entendre un tel témoignage ? De quoi témoigne-t-on lorsqu’on a passé par la sujétion la plus ultime ? Peut-on produire une preuve de cette expérience ? Les textes réunis dans ce volume tentent d’indiquer des réponses à ces questions, afin de commencer à mieux cerner cette figure à la fois aporétique et incontournable qu’est le témoin à l’époque de la survivance.

Cet ouvrage paru en 2014 est issu des actes du Colloque "Témoignage et Survivance"  du 29 avril 2010 à Genève.

Contribution de Janine Altounian : "Exhumer une trace, faire entendre une voix requiert plusieurs générations ".

Editeur : 
MétisPresses
2014
Témoignage et survivance
Les pratiques psychologiques sont des pratiques citoyennes et politiques. Ces pratiques s’inscrivent dans une société, répondent pour partie à une commande sociale, peuvent résister, voire s’opposer à des mouvements dominants de la société, participent à la reconfiguration du « vivre ensemble ». Cet ouvrage questionne ces dimensions des pratiques psychologiques : engagées et engageantes, impliquées et impliquantes. Place du politique dans l’élaboration du trauma, position clinique et pression sociale, pratiques psychologiques et travail de culture, la vie privée comme arène politique… sont quelques-uns des thèmes de ce livre. Les auteurs, venus de la psychologie, de la psychanalyse, de la sociologie ou de la philosophie, explorent ensemble ces dimensions citoyennes et politiques. Un ouvrage novateur et un questionnement au coeur de l’actualité.

Contribution de Janine Altounian :"Place du politique dans l’élaboration du trauma".

Editeur : 
In Press
2014
Pratiques psychologiques, pratiques citoyennes - Engagement, aliénation et lien social
Trauma, stress post-traumatique, effraction, sidération… Face à la multiplicité des traumatismes – individuel, collectif, accident, génocide, agression sexuelle… – doit-on parler d’une ou de diverses cliniques ? Quel type de cure proposer après un traumatisme ? Ces traitements relèvent-ils de modalités thérapeutiques et transférentielles spécifiques ? Peut-on en faire une modélisation théorique ? Et qu’en est-il des « brief therapy », type déchoquage, plus à la mode actuellement qu’un travail psychanalytique qui prend en compte la temporalité du sujet ? Existe-t-il des pratiques de soins de groupe du type ateliers artistiques ? Enfin, peut-on prévenir les troubles psychosociaux dont l’ampleur se révèle aujourd’hui ?

Dans de multiples lieux institutionnels des cliniciens, psychiatres, psychologues, psychanalystes avec des infirmiers, des travailleurs sociaux accueillent leurs contemporains en souffrance du fait de blessures psychiques. La question du traumatisme est au cœur de leur pratique.
Cet ouvrage dirigé par Laurent Tigrane Tovmassian et Hervé Bentataparu en 2014 dans la collection Explorations psychanalytiques des éditions In Press, les aidera à repenser ce concept plus que jamais actuel et à se réinterroger sur sa prise en charge.

Ce questionnement a fait l'objet d'une journée d'étude en février 2014 organisée par l'URFT, l'Unité de Recherche et de Formation sur le Traumatisme : Quels traitements pour l’effraction traumatique ? “Le traumatisme dans tous ses éclats”.

Editeur : 
In Press
2014
Quels traitements pour l’effraction traumatique ? Apports de la clinique et de la pratique psychanalytique
Publication de l'ouvrage Le langage, malgré tout - Annuel de l’Association psychanalytique de France paru en 2014 aux Puf sous la direction de Laurence Kahn autour de J-B Pontalis, la NRP et l'AFP et les contributions de Janine Altounian, Didier Anzieu, Claude Barazer, Dominique Clerc, Corinne Ehrenberg, Mathilde Girard, Edmundo Gómez Mango, Jean Laplanche, Jean-Michel Lévy, J.-B. Pontalis, Guy Rosolato, Jean-Yves Tamet.

Contribution de Janine Altounian : « Dégagement, au cours de la cure et par l'écriture des pulsions de vie enfouies dans un héritage traumatique ».

Editeur : 
PUF
2014
Le langage malgré tout  - Annuel de l'AFP 2014

Résumé

La contribution de Janine Altounian "Inscrire l’effacement d’une place dans le monde", qui ouvre  cet ouvrage collectif, a donné lieu à une Interview par Michel Peterson le 8 novembre 2013 à l'occasion de leur voyage d’étude partagé à Istanbul et à Bursa. Voir la très belle édition originale et unique de cet entretien publié sous le titre Alors la vie est belle et imprimé par les presses numériques de Jimmy Machado, UCC Press, le 11 mars 2016, pour le compte des éditions TAMAM en collaboration avec ROBAA (Roads of Bones and Ashes**) et avec le support de la Chaire Oppenheimer en droit international public de l’Université McGill.

Le podcast de l'interview est disponible au bas de la colonne de droite (durée 55 minutes)

L’objectif de cet ouvrage publié en 2013 aux Presses universitaires de Laval est d’explorer la notion de la survivance à partir de différents lieux de parole. Les essais rassemblés ici font écho à un discours qui prend racine dans la transmission de l’héritage traumatique, telle qu’exprimée par l’essayiste française d’origine arménienne, Janine Altounian. À l’ère des migrations et des déplacements culturels accélérés et intensifiés, les auteurs du présent collectif rendent hommage à l’œuvre de cette penseure post-génocidaire en réfléchissant d’une façon originale sur des questions brûlantes: la perte et le deuil, les traces et la traduction, le métissage et la filiation, enfin, le trauma et la bienveillance. Que ce soit une analyse littéraire ou poétique, une réflexion théorique ou une élaboration d’un vécu personnel, les essais de ce livre offrent un travail de culture important concernant la subjectivité interpsychique et interculturelle.

2013
La survivance en héritage. Passages de Janine Altounian au Québec
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Le présent ouvrage s’inscrit dans le droit fil du colloque Enfances en guerre. Témoignages d'enfants sur la guerre, qui s’est tenu à Paris, en 2011, sous le haut patronage de l’UNESCO.
Ce dernier visait d’abord à rendre hommage, à l’occasion du centenaire de leur naissance, à Françoise et Alfred Brauner – deux grands collecteurs de « dessins-témoignages » enfantins. Ceux-ci ont, au long de leur vie, pris au sérieux la parole enfantine comme source de savoir et espace d’expression et d’action. Dans la continuité de leur expérience et de leurs engagements, cet ouvrage entend impulser une réflexion scientifique internationale sur la spécificité des témoignages d’enfants sur la guerre. Il s’attache donc à appréhender l’enfant en guerre à travers sa propre parole et, à cette fin, il fait dialoguer des chercheurs, des théoriciens, des praticiens et des soignants. Cette démarche transdisciplinaire ouvrira, on l’espère, sur une étude décloisonnée des « enfances en guerre ». Cette entreprise participe d’un projet scientifique collectif sélectionné en 2009 par l’Agence nationale de la recherche : « Enfance Violence Exil ».

Editeur : 
Georg Editeur
2013
Enfances en guerre - Témoignages d'enfants sur la guerre
Cet ouvrage met en son centre les processus de survie et d'élaboration psychique chez des personnes et groupes traumatisés par des violences politiques. Cette problématique se décline en divers thèmes centrés sur le terrorisme, la torture, le génocide, les dispositifs créés en accueil à ces situations et, aux fins de déjouer une répétition à l'identique de telles violences, l'appel à la Justice, à la vérité, à la reconnaissance, à la réconciliation voire aux activités culturelles de création.

Cet ouvrage met en son centre les processus de survie puis d’élaboration psychique chez des personnes et des groupes traumatisés par des violences politiques. Il interroge les articulations (variables en fonction des contextes culturels et sociétaux) de ces processus d’élaboration psychique avec la modélisation des instances juridiques ainsi qu’avec les conditions et les étapes d’une réponse politique et sociale, aux niveaux national et international. Les contributions de l’ouvrage donnent une place particulière à ce qui peut permettre cette élaboration et à ce qui peut faire œuvre de création depuis le traumatisme : essais d’interventions cliniques et sociales, dispositifs institutionnels, associatifs, culturels nécessaires ou propices aux processus d’élaboration, de reconstruction de la vie commune et d’invention de modalités inédites à cette fin. Toutes ces problématiques se déclinent en divers thèmes centrés sur le terrorisme, la torture, le génocide, les dispositifs créés en accueil à ces situations et, aux fins de déjouer une répétition à l’identique de telles violences, l’appel à la Justice, à la vérité, à la reconnaissance, à la réconciliation voire aux activités culturelles de création.

Jean-Luc BRACKELAIRE est professeur aux Universités de Namur et de Louvain et psychologue au Centre de Guidance de Louvain-la-Neuve. Marcela CORNEJO est psychologue et professeur à l’Escuela de Psicología, Pontificia Universidad Católica au Chili. Jean KINABLE est professeur de psychologie et de criminologie cliniques à l’Université catholique de Louvain.

Editeur : 
L’Harmattan
2013
Violence politique et traumatisme - Processus d’élaboration et de création
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