Résumé
Une réflexion collective sur les enjeux cliniques et politiques du transmettre en psychiatrie.
La haine de la psychanalyse et de la psychothérapie institutionnelle, la haine de l’inconscient font rage et engendrent des campagnes qui affolent l’opinion par le biais de calomnies qui tournent sur Internet et dans de nombreux médias. Le récent plan Autisme en est un symptôme politique accablant. Comment en sommes-nous arrivés là ? L’association La Criée reprend à bras le corps un de ses motifs fondateurs dans un mouvement de mise au travail du Collectif.Des cultures, des civilisations ont pu disparaître sous nos yeux au profit d’une homogénéisation. Rien ne nous dit qu’il n’en sera pas de même pour nos pratiques, marquées par la psychothérapie institutionnelle et la psychanalyse, si nous n’avons pas le souci de les transmettre.
Transmettre suppose un processus dialectique de dessaisissement chez les uns et de réappropriation/réinvention chez les autres. Encore faut-il aussi qu’il n’y ait pas empêchement, voire interdiction d’une telle transmission, en contradiction flagrante avec l’entreprise de formatage actuelle qui prône une non-pensée.
 

Editeur : 
Eres
2016
Transmettre : Psychiatrie, psychanalyse, psychothérapie institutionnelle
“Translation as Innovation - Bridging the Sciences and the Humanities” was the theme of the second biennial conference in 2012 coordinated through a partnership between the Center for Translation Studies at the University of Illinois and the Centre d’Études sur la Traduction at the University of Paris Denis-Diderot. The proceedings of that conference - Congrès bisannuel 2012 «Traduction et Innovation : une passerelle entre les sciences et les humanités» - collected here, examine the role of translation in the transmission of knowledge, particularly in the sciences, recognizing translation as a non-neutral activity and instead as an act that may enhance topic awareness or even generate debate.

Contribution of Janine Altounian : “Traduire ce qui n’a pu se dire” 
 

Editeur : 
Dalkey Archive
2016
Translation as Innovation - Bridging the Sciences and the Humanities
Cent ans après les faits, le génocide des Arméniens n’est toujours pas reconnu par la Turquie, héritière de l’Empire ottoman. Devenu au cours du XXe siècle un enjeu politique, le génocide est, dans le cas arménien, non seulement un objet d’histoire mais aussi un objet politisé, ce qui influe sur les formes de ses représentations. Les contributions de cet ouvrage proposent une approche pluridisciplinaire, analysant à la fois la réception de l’évènement en France et les formes de ses représentations dans la littérature et les arts.
Contribution de Janine Altounian : « Quelques représentations en palimpseste lors d’un séjour au pays des ancêtres »
Avec une préface de Vincent Duclert.

Sommaire
Recherche et enseignement du génocide des Arméniens
Représentations et écritures littéraires du génocide des Arméniens
Représentations et créations artistiques du génocide des Arméniens
Quête de mémoire et recherche de sens en Turquie

Introduction

 

2016
Exprimer le génocide des Arméniens
« Pour comprendre la psychanalyse, écrivait Freud en 1922, le mieux est encore de s'attacher à sa genèse et à son développement. » C'est ce principe d'un dialogue constant entre les origines de la découverte freudienne et son évolution que les auteurs de ce Dictionnaire ont adopté. Leur but est de permettre aux lecteurs d'aujourd'hui de découvrir ou de parcourir l'oeuvre de Freud en suivant la manière dont elle s'est forgée et développée.

Ce Dictionnaire, le premier du genre, revient sur les sources de la psychanalyse de Freud, tout en montrant comment son invention s'inscrit à la croisée de plusieurs traditions. Il s'attache aussi à envisager l'entreprise freudienne en fonction de son héritage et de sa postérité. Il évoque enfin ses échanges avec tous les domaines de réflexion et de création qu'elle n'a cessé de côtoyer (philosophie, littérature, anthropologie, histoire). Ainsi, ce Dictionnaire témoigne de la vitalité d'une oeuvre qui demeure parmi les plus considérables de l'histoire de la pensée.
Soixante-quinze spécialistes de Freud, internationaux et français, associés à des universitaires issus du domaine de la psychanalyse autant que des champs multiples des sciences humaines, explorent l'univers freudien selon une approche renouvelée et diversifiée. Ils offrent autant de points de repère et d'analyses approfondies qui permettent d'en avoir une vision d'ensemble et de le rendre accessible au plus grand nombre.

Editeur : 
Bouquins
2015
Dictionnaire Freud
Le génocide des Arméniens. Un siècle de recherche (1915-2015) est publié à l’occasion de la tenue à Paris, du 25 au 28 mars 2015, du colloque international « Le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman dans la Grande Guerre. 1915-2015 : cent ans de recherche ». Il réunit les contributions scientifiques présentées à la Sorbonne, au Mémorial de la Shoah, à l’École des hautes études en sciences sociales et à la Bibliothèque nationale de France. Ce colloque introduit par le président de la République est organisé par le Conseil scientifique international pour l’étude du génocide des Arméniens (CSI), avec le soutien de la Mission du centenaire 2015 et de nombreuses institutions savantes. 

Un siècle après le déclenchement à Constantinople, le 24 avril 1915, de l’extermination des Arméniens ottomans par l’État unioniste, la recherche internationale démontre par cette publication l’étendue de la connaissance scientifique sur le premier génocide contemporain. Cet ouvrage s’inscrit dans le mouvement des études sur les génocides, en plein développement en France comme dans le monde. Le centenaire de 1915 marque un tournant dans la résonnance publique des savoirs scientifiques les plus élevés et l’affirmation d’une conscience internationale de prévention des génocides.

Editeur : 
Armand Colin
2015
Le génocide des Arméniens - Un siècle de recherche (1915-2015)

Résumé

Dans le prolongement des trois premiers ouvrages de la collection Chemins Croisés, ce recueil migrations/translations met au travail ce qui se joue autour du passage des frontières qu'elles soient géographiques, politiques, sociales ou qu’elles se trouvent dans la langue ou entre les langues. Ce ne sont pas seulement les migrations du xxie siècle qui sont évoquées ici: l’objectif de cet ouvrage est plus vaste. Il sera aussi bien question de récits de migrations, de représentations de la figure du migrant ou de l’étranger, des voix ou des lettres migrantes de la littérature du Moyen Âge à celles de la postmodernité, que d’interrogations plus théoriques sur les espaces et la figuration du seuil dans les domaines artistiques, qu’il s’agisse de littérature, de peinture, de musique ou de cinéma. Les différents chapitres mettent en relation les problématiques historiques, littéraires, esthétiques et métaphysiques à travers lesquelles se déclinent la question des migrations et des exils mais aussi le paradigme de la traduction.

Janine Altounian – Prologue. Quelle destination pour un manuscrit laissé en errance ?

2015
migrations/translations
Cet ouvrage est issu du Colloque de Cerisy du même nom qui s'est tenu en 2013 du 17 au 24 juillet. L'écriture de soi (autobiographie, journaux intimes, autofiction, etc.) met toujours en scène une tension entre deux positions psychiques : attester d'une identité (voilà qui je suis), témoigner d'une altération (voilà qui je suis empêché d'être). L'enjeu semble la délimitation de soi, au sens d'un espace intérieur, d'un lieu singulier d'interlocution interne. Entre la sculpture et la marche, la fouille et la déambulation, le récit et son impossibilité. Une telle délimitation de soi prend une valeur spécifique lorsque l'auteur témoigne dans l'écriture d'une expérience psychique d'effraction, d'implosion ou de falsification de l'être. Il s'agit notamment des expériences traumatiques extrêmes ou des troubles ayant rendu précaire ou incertaine la construction même de l'espace psychique. Dans ces différents registres de la survivance, l'écriture de soi prend alors littéralement fonction d'une écriture des limites : l'effort de (re)construire un lieu pour soi, suffisamment vivable et vivant. Le croisement de l'écriture et de la clinique est ici nécessaire, avec des spécialistes de la littérature, des écrivains, des traducteurs et des psychanalystes.

Post-propos de Janine Altounian : « Comment se transmet dans l’exil la précarité d’une délimitation de soi dans l’espace et le temps ».

Editeur : 
Hermann
2014
Écritures de soi, écritures des limites
Comme nul autre, le 20e siècle aura été marqué par l’expérience génocidaire et les exterminations de masse. Ces événements ont imprimé une marque indélébile dans l’histoire de l’humanité, et ont suscité pour cette raison une réflexion inédite qui tente de prendre la mesure de l’expérience de l’extermination de groupe. Que signifie être la cible d’un plan d’extermination du groupe auquel on appartient ? Comment y survit-on ? Quelles sont les oreilles pour entendre un tel témoignage ? De quoi témoigne-t-on lorsqu’on a passé par la sujétion la plus ultime ? Peut-on produire une preuve de cette expérience ? Les textes réunis dans ce volume tentent d’indiquer des réponses à ces questions, afin de commencer à mieux cerner cette figure à la fois aporétique et incontournable qu’est le témoin à l’époque de la survivance.

Cet ouvrage paru en 2014 est issu des actes du Colloque "Témoignage et Survivance"  du 29 avril 2010 à Genève.

Contribution de Janine Altounian : "Exhumer une trace, faire entendre une voix requiert plusieurs générations ".

Editeur : 
MétisPresses
2014
Témoignage et survivance
3451 molded concrete elements and aluminium structure  Dimension: 300x300x470 cm Courtesy the artist and Galerie Chantal CrouselComposées d'un mélange de ciment et de résine, 3451 larmes de béton sont suspendues grâce à des fils d'acier. L'ensemble est maintenu en lévitation grâce à une structure ajourée en inox miroitant. Le motif décoratif découpé en creux dans le métal évoque ceux des céramiques orientales et sera décliné dans d'autres matériaux lors de la production de nouvelles oeuvres (Datcha project), telle une histoire formelle du monde en perpétuelle réécriture. Une simulation virtuelle a permis à l'artiste d'adapter sa « dentelle » de larmes à l'édifice ancien en pierres de taille. Plongée dans une pénombre relative, la perception de l'installation varie en fonction du déplacement des visiteurs et de l'incidence de la lumière naturelle. D'environ 3m, l'ensemble fonctionne comme une projection volumétrique dans l'espace de ce motif décoratif en deux dimensions.

Extrait du Communiqué de presse de l'exposition

Dans le cadre de l'exposition Exils, les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes et la Réunion des musées nationaux-Grand palais ont proposé à Melik Ohanian de réfléchir à un projet qui pourrait prendre place dans la magnifique nef romane du musée national Pablo Picasso La Guerre et la Paix à Vallauris. L'artiste a choisi de présenter dans sa version complète une installation partiellement réalisée en 2006 à l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne dans le cadre de l'exposition monographique  Let's Turn or Turn Around. Intitulée Concrete Tears 3451, elle porte donc une double date (2006 / 2012) et signifie en français « larmes de béton ».
Texte de Janine Atounian : « Des larmes entre l’art et le politique ».

Editeur : 
Editions de l'Art
2014
Melik Ohanian - Concrete Tears, 3451