Scritti di J. Altounian, S. Amati Sas, A. Arslan, R. Bolletti, P. De Silvestris, M. Morello, A. Sabatini Scalmati.

Questo libro, Scrittura e memoria, a cura di Rosetta Bolletti, raccoglie una serie di scritti ispirati dall'opera di Antonia Arslan "La masseria delle allodole" e che furono presentati in un congresso internazionale a Padova nel 2007. Dopo il testo di presentazione di Marilena Morello e la prefazione della curatrice, Rosetta Bolletti, Antonia Arslan nel suo capitolo illustra come è nato il romanzo "La masseria delle allodole" e quanto sia stato faticoso nella trasmissione trans-generazionale della propria famiglia recuperare la memoria del genocidio armeno. Seguono i capitoli scritti da Janine Altounian, da Silvia Amati Sas, da Pia De Silvestris e da Anna Sabatini Scalmati, ognuno di essi teso a sviluppare un tema del romanzo in un'ottica di riflessione psicoanalitica.

Editeur : 
Edizioni Frenis Zero
2012
Scrittura e Memoria
Quelles sont les conditions de possibilité et quels sont les enjeux du « récit de la vie » dans les situations de souffrance physique, psychique ou morale ? Lorsqu'elles défont les ressources même du « vouloir vivre », comment les situations de marginalité, de précarité et de souffrance peuvent-elles encore être racontées ? Pour les hommes et les femmes blessés par la vie et par le monde, le récit peut-il être un lieu de résistance et de reconstruction de soi et du monde autour de soi ?

En interrogeant les contextes sociétaux et les dimensions tant personnelles que sociales de la parole biographique en situation parfois extrême (de la précarité au génocide, en passant par l'exil), cet ouvrage paru en 2011 sous le direction de Christine Delory-Momberger & Christophe Niewiadomski, se donne pour objet d'examiner les effets de déliance et de reliance du récit entre « vivre et survivre ». 

Voir l'article de Janine Altounian : "L’étrange survie d’un récit de survivance".

Editeur : 
Téaèdre
2011
Vivre – Survivre -  Récits de résistance
Le langage est une arme de destruction massive. Utilisés, tronqués, et réinventés par les bourreaux, les mots stigmatisent les individus, les réduisent au rang d’animaux nuisibles, insinuent leur disparition, mettent en œuvre un processus d’élimination, et réfutent l’existence du génocide au moment où il est en train de s’accomplir. Pur négationnisme.

L’un des premiers à mettre en évidence cette utilisation du langage fut le philologue Victor Klemperer, entre 1933 à 1945, lui, juif allemand constamment menacé d’être déporté par les nazis. À l’écoute de la radio, lisant les journaux et livres qui véhiculaient l’idéologie nazie, Klemperer analyse la perversion d’un langage utilisé à des fins criminelles, et comprend ce qui se joue au sein du langage : la préparation des esprits à la destruction des juifs, et la mise en œuvre du génocide. Les mots tuent. Ils conduisent aux chambres à gaz et aux fosses d’Ukraine. Klemperer comprend que le processus de « purification » entrepris par les nazis, commence par une une distorsion du langage.

L’étude de Klemperer est le point de départ d’une réflexion plus large sur le rôle du langage avant, pendant et après les génocides du xxe siècles. Comparaisons et réflexions amorcées lors de plusieurs rencontres interdisciplinaires entre 2008 et 2009. Si les savoirs ont été convoqués, la parole essentielle des survivants était au centre des débats. Avec cette interrogation constante sur les mots «génocide», «guerre» et «témoins», et la volonté de retourner contre eux le langage pervers des bourreaux et des négationnistes, d’en expliciter les mécanismes.

Les auteurs réunis dans cet ensemble d’études et de témoignages apportent tous de nouveaux éléments de réflexion au débat commun, mais aussi dans certains cas, pour leur relation directe avec les événements dramatiques que nous étudions, puisque certains d’entre eux sont des rescapés ou des proches de rescapés du génocide, et portent une parole qui nous relie toujours au réel, aussi inimaginable soit-il: «oui, c’est bien arrivé, et cela pourrait recommencer demain.»

Voir page 37 - 50 : Entrée "Les mots absents" par Janine Altounian. Cet article fait suite à l'intervention que l'auteure a faite à une rencontre "Les mots et le génocide" organisée à Romainmôtier (Suisse) en 2008 par la Direction des affaires culturelles et sociales.

Editeur : 
MétisPresses
2011
Les Mots du génocide
Résumé
S’il y a un thème aujourd’hui qui ne cesse de provoquer des débats, autant en philosophie que dans les autres sciences humaines et sociales, c’est bien la violence. Le but de ce Dictionnaire est de donner tous les outils pour en penser les racines historiques, les manifestations contemporaines, la signification profonde.
Plusieurs questions fondamentales sont au cœur de ce Dictionnaire. Doit-on envisager une spécificité de la violence humaine ? L’idée de nature humaine est-elle pertinente lorsqu’il s’agit de réfléchir à la violence ? Peut-on penser un jour éradiquer la violence, comme l’espérait la philosophie des Lumières, ou doit-on accepter l’idée d’une ambivalence intrinsèque des êtres humains qui, soumis à des pulsions contradictoires, ne sont jamais totalement bons ou totalement mauvais ?
Parler de violence signifie aussi s’interroger sur les frontières qui existent entre soi et les autres et sur l’ambiguïté de sa propre existence ; porter un regard d’ensemble sur des pratiques qui vont de l’apartheid à la torture, de l’automutilation au viol, du colonialisme au terrorisme, mais aussi aborder la sexualité et l’inconscient, le passage à l’acte et l’inceste, le travail et la mort. Ces questions, si diverses, sont ici abordées de façon à constituer une analyse globale et renouvelée de l’objet « violence ».

200 auteurs (philosophes, sociologues, juristes, psychanalystes, historiens, théologiens, anthropologues) ont participé à ce Dictionnaire, unique et original, dont les 300 entrées dessinent une solide cartographie des notions et concepts clés, des penseurs et artistes, des références et travaux portant sur la violence, sujet au cœur de la nature humaine et de la modernité.

Article Traumatisme par Janine Altounian.

Editeur : 
PUF
2011
Dictionnaire de la violence
L'exilé est celui qu'un souverain ou un régime a expulsé de sa patrie sans espoir de retour, ou en le condamnant à l'incertitude du retour. La première émigration russe et l'exil allemand sous Hitler ont porté un coup fatal à l'autorité dont était investie, depuis l'Antiquité, cette figure malheureuse, mais prestigieuse, du conflit entre individu et pouvoir. Quant à la perte de la patrie, elle s'est à la fois élargie jusqu'à devenir une structure de la personnalité - l'« exil intérieur » - et, en sens inverse, affaiblie : de nouvelles formes d'expulsion et d'arrachement sont apparues (persécutions entraînant des demandes d'asile, déportations, génocides), qui rendent la crainte d'une mort inhumaine plus douloureuse que le regret de la patrie.
Ce livre paru en 2010 aux Presses de la Sorbonne Nouvelle, sous la direction de Jean-Pierre Morel, Wolfgang Asholt, Georges-Arthur Goldschmidt, explore ces évolutions en partant de l'exil d'écrivains et d'artistes de nombreux pays, de Nabokov ou Brecht à Gao Xinjiang et Amin Maalouf. Sans que leur sort soit disjoint de celui de millions de gens ordinaires, leurs ouvres esquissent, au-delà des idéologies progressistes ou restauratrices, un autre « paysage du possible ».

L'ouvrage est la publication des Actes du colloque de Cerisy qui s'est tenu du 14 au 26 août 2006.

2010
Dans le dehors du monde - Exils d'écrivains et d'artistes au XXe siècle
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Résumé

Des réflexions pluridisciplinaires sur un outil que tout le monde utilise quotidiennement : le langage. Deux grands axes sont explorés : la confiance dans le langage comme base symbolique commune au coeur de la construction de chaque individu, de toute relation, du lien social et de la culture, et la confiance comme phénomène langagier dans le registre intime social, politique.
Editeur : 
In Press
2010
Confiance et langage

Résumé

A partir d'une approche pluridisciplinaire et en s'appuyant sur la pratique clinique, les auteurs de ces contributions interrogent le rapport à l'étranger ainsi qu'à la différence à travers les points cruciaux que ce rapport soulève, tant du côté de ceux que l'on appelle les émigrés que du côté des autochtones.
Editeur : 
Pleins Feux
2007
L'étranger et le différent dans l'actualité du lien social

4ème de couverture

Pater incertus, mater certissima... Le père est aussi incertain que la mère est certissime. Les conséquences de cette dissymétrie sont multiples. Parce qu'il peut ne pas y avoir de père, son éventuel amour prend la forme d'une élection, voire d'un luxe. Quand il n'est pas inconnu, le père est au moins improbable. De là à le négliger, l'éclipser, l'effacer... L'oubli du père revêt les formes les plus diverses, depuis l'accident que l'on voudrait insignifiant jusqu'à l'inéluctable destin.
 
2004
L'oubli du père

Résumé

Une interrogation sur la fonction testimoniale et la question du trauma dans la cure psychanalytique et dans les récits des survivants de grands conflits tels que la Première Guerre mondiale, la Shoah et le génocide arménien.

4ème de couverture

Editeur : 
Dunod
2004
Témoignage et trauma : implications psychanalytiques
Présentation de l'éditeur

Issu de l’important colloque tenu à la Sorbonne en septembre 2002, L’Histoire trouée propose une réflexion collective sur la mémoire, la connaissance et la visibilité des catastrophes historiques, génocides et crimes contre l’humanité. Universitaires-chercheurs, artistes (littérature, cinéma, photographie), juristes et cliniciens se sont associés dans ce livre pour visiter le couple maudit négation-témoignage, dans une approche résolument humaniste et plurielle qui envisage ces catastrophes à l’échelle du monde (Europe bien sûr, mais aussi Rwanda, Afrique, Cambodge, Argentine, Maghreb, Kurdistan, Arménie, Amériques, etc.). La variété des lieux d’histoire mobilisés par la quarantaine d’auteurs fait ainsi écho à la diversité du questionnement, à l’ampleur de la réflexion : Sommes nous entrés dans une ère de la négation ? Comment disparaît-on de l’histoire ? Qu’est-ce qui rend impensable le crime ? Quels sont les agents institués ou non de la négation, leurs modalités d’action ? De quoi et comment peut-on se faire le témoin ? Quelle est la place de la fiction et de l’imaginaire dans le témoignage ? Quelles sont les temporalités propres à toutes ces questions ?

Editeur : 
L'Atalante
2004
L'Histoire trouée. Négation et témoignage