Parenté

L'oubli du père

4ème de couverture

Pater incertus, mater certissima... Le père est aussi incertain que la mère est certissime. Les conséquences de cette dissymétrie sont multiples. Parce qu'il peut ne pas y avoir de père, son éventuel amour prend la forme d'une élection, voire d'un luxe. Quand il n'est pas inconnu, le père est au moins improbable. De là à le négliger, l'éclipser, l'effacer... L'oubli du père revêt les formes les plus diverses, depuis l'accident que l'on voudrait insignifiant jusqu'à l'inéluctable destin.
 
L'oubli du père
sous la direction de Jacques André, Catherine Chabert : Catherine Chabert, Pierre Pachet, Janine Altounian et al.
Petite bibliothèque de psychanalyse
français
2004
175
2-13-054072-4

L’héritage d’une bouteille à la mer

«L’héritage d’une bouteille à la mer» in Revue de psychanalyse du champ lacanienLa Parenté: Les voies de la transmission, n°4, nov. 2006.

La question de la transmission entre les générations, dans ce qu’elle a de consistant aussi bien que dans ses accidents, est coextensive des données de la parenté. Ce qui se transmet est de l’ordre des incidences du désir inconscient, bien plus que de la volonté éducative. La psychanalyse a toujours mis à jour l’écart entre le bon vouloir de la parole et l’inattendu du désir, qui est toujours sexué. Les modifications notables des données de la parenté entrent dans les discours, ce qui n’est pas sans incidence sur les sujets. Lacan a ouvert une voie de lecture clinique en faisant glisser la transmission de la fonction du père, par la métaphore, à celle de nomination, d’un dire qui nomme, fonction autonome des configurations familiales. Enfin, la psychanalyse interroge aussi les voies de sa propre transmission, instaurant un nouveau discours, c’est-à-dire un nouveau lien social. 

Revue de psychanalyse du champ lacanien
05/11/2006
français
L’héritage d’une bouteille à la mer
2006
Syndiquer le contenu