Conférence

Le groupe de travail de Liège en collaboration avec Traversées Freudiennes organise le 21 juin 2014 une conférence sur "La dignité humaine – Point de vue psychanalytique" avec Janine Altounian et Jean-Michel Hirt

Le groupe de travail de Liège en collaboration avec Traversées Freudiennes organise le 21 juin 2014 une conférence sur "La dignité humaine – Point de vue psychanalytique" avec Janine Altounian, essayiste, traductrice de Freud et Jean-Michel Hirt, psychanalyste.

La dignité humaine n'est pas un concept psychanalytique. Elle a trouve son usage et son extension dans le champ juridique qui tente ainsi de spécifier ce qui relève de l'humain et ce qui s'·en exclut, face aux bouleversements anthropologiques de l'époque contemporain. Notre soif de comprendre le monde tout autant que la vie psychique incite à passer cette notion au crible de notre attention et à envisager comment la réalite psychique s'articule avec ses assises culturelles. L' œuvre anthropologique de Freud n'a d'ailleurs cessé d'interroger cette articulation.

Deux auteurs apporteront leur contribution à ce questionnement :

Janine Alltounian, essayiste. traductrice de Freud, auteure de plusieurs ouvrages sur l'Arménie : La survivanceL'intraduisibleDe la cure à l'écriture (L'élaboration d'un héritage traumatique); Ouvrez-moi seulement les chemins d'ArménieL'écriture de Freud.

Jean-Michel Hirt, psychanalyste (APF), auteur d'essais sur la croyance religieuse et la vie psychique: Le miroir du prophètePsychanalyse et IslamVestiges du dieu, Athéisme et religiositéLes infidèlesL'insolence de l'amourLe voyageur nocturne, Lire à l'infini le Coran.

Entretiens de psychanalyse de l'Association Psychanalytique de France le 9 et 10 juin 2012 : "Inadmissible pulsion de mort"


Les séances des Entretiens de psychanalyse de l'AFP  du 9 et 10 juin sont consacrées au thème : Inadmissible pulsion de mort .
Directeur de discussion : Jean-François Daubech
Conférenciers : Janine Altounian, André Beetschen et Pascale Michon Raffaitin

Intervention de Janine Altounian : « Dégagement, au cours de la cure et par l'écriture des pulsions de vie enfouies dans un héritage traumatique »

Semaine de la Mémoire et de l'Engagement au sein du lycée Thierry Maulnier à Nice du 25 au 29 avril 2016

Dans le cadre du Volet Mémoire, du 25 au 29 avril 2016, le lycée Thierry Maulnier de Nice a organisé une très belle semaine consacrée à la mémoire, l'engagement, la citoyenneté et la Solidarité Internationale avec un cycle de conférences, de témoignages, de projections de film, de pièces de théâtre....autour des trois génocides du 20ème siècle : le génocide arménien, la Shoah et le génocide au Rwanda

En présence des personnalités politiques de la région, Adolphe Colrat, préfet des Alpes-Maritimes, Michel-Jean Floc'h, Inspecteur d'Académie des Alpes-Maritimes, Dominique Estrosi-Sassone, sénatrice des Alpes-Maritimes, adjointe au maire de Nice, Charles Scibetta, conseiller départemental, maire de Carros et Pascal Rostan, proviseur du lycée, des conférenciers de tous horizons, journalistes, écrivains, sociologues, historiens, médecins, témoins et rescapés, sont venus s'exprimer devant les élèves de l'établissement et échanger avec eux : Marcel Kabanda président de l'association Ibuka. Pinar Selek, écrivain et sociologue, Hélios Azoulay, compositeur et écrivain, Janine Altounian, essayiste et traductrice, Gaudhiose Luhaye, chercheur en éthique à l'Université de Strasbourg, Beata Umubyeyi Mairesse, auteure franco-rwandaise, Francine Mayran, psychiatre, écrivain et peintre.

Le programme des conférences

Intervention de Janine Altounian : Survivance, traumatisme et transmission intergénérationnelle.

3 décembre 2014 - Les conférences du Salon à la Maison des étudiants arméniens - Héritage traumatique et Littérature avec Janine Altounian

Dans le cadre des Conférences du Salon animées par Gérard MALKASSIAN à la Maison des étudiants arméniens, une soirée thématique consacrée à l'héritage traumatique et à la Littérature se tiendra le 3 décembre 2014 avec Janine ALTOUNIAN, essayiste et traductrice, qui viendra s'entretenir sur la place de la littérature arménienne dans son oeuvre.

Maison des étudiants arméniens : Cité universitaire.
57, boulevard Jourdan, Paris 14ème
métro Porte d’Orléans ou RER B Cité Universitaire ou Tram
Entrée libre

Retransmission audio de la conférence disponible sur cette page et téléchargeable au format mp3.

 

Cycle de conférences le 23 juin 2016 sur les Psychotraumatismes organisé par l'Association des Services de psychiatrie et de santé mentale de l'Université catholique de Louvain

Conférence de Janine Altounian sur Transmission et traumatisme le 23 juin 2016, dans le cadre du cycle de conférences sur "Les Psychotraumatismes" organisé par l'Association des Services de psychiatrie et de santé mentale de l'Université catholique de Louvain avec la collaboration de l'association Trames Psy.

Cette séance s'inscrit dans la série de conférences sur une clinique intemporelle, aux origines des premières élaborations psychanalytiques et toujours actuelle. La rencontre avec le traumatisme psychique extrême propose un questionnement toujours renouvelé des dispositifs thérapeutiques comme des élaborations théoriques.

Intervention de Janine Altounian le 17 janvier à la conférence internationale "Testimony / Bearing Witness" de la Freie Universität de Berlin

International Conference on Bearing Witness in Cultural and Epistemological Practices - January 15 to 17 2015, at Freie Universität Berlin and Zentrum für Literatur- und Kulturforschung Berlin : Current Controversies and Historical Perspectives, organized by the research project “Zeugenschaft”.

Intervention Janine Altounian : « Quand le témoignage ne peut s’effectuer que par la médiation de la seconde ou troisième génération : le cas arménien » /«  Wenn das Zeugnis nur durch die Vermittlung der zweiten oder dritten Generation erfolgen kann – Der armenische Fall »/ «  When Bearing Witness is Only Achieved through Second or Third Generation Reports – The Armenian Case ».

Voir l'ouvrage collectif, Testimony/Bearing Witness, édité par Sybille Krämer et Sigrid Weigel et publié en 2017.

Conférence de Janine Altounian à Kigali (Rwanda) le 12 et 13 novembre 2008

Janine Altounian : survivre à la mémoire insoutenable des violences grâce à son déplacement dans le temps et le lieu de son élaboration 

Conférence de Janine Altounian le 12 et 13 novembre 2008 à Kigali :  
" Malgré votre aimable invitation à ce colloque et bien sûr malgré l’émotion et le plaisir que je ressens à être parmi vous, ma présence ici me semble quelque peu injustifiée pour les raisons que je commencerai par exposer :

Tout d’abord, je demeure hélas sceptique vis-à-vis du propos de notre rencontre car, en héritière de parents survivant au génocide des Arméniens perpétré en 1915 par l’Empire ottoman, j’ai toujours considéré, dans mes élaborations d’analysante, la stratégie du déplacement comme condition nécessaire, aussi bien au travail psychique de deuil qu’au travail politique exigé par le scandale d’un tel héritage. Il m’a semblé jusqu’à maintenant qu’un double déplacement – transgénérationnel et géographique – était indispensable aux héritiers d’un semblable patrimoine meurtrier pour inscrire des violences non subjectivables dans une subjectivité, la leur, et partant celle de leurs contemporains, afin de pouvoir, en leur propre nom, historiciser dans le monde où ils vivent le vécu inouï de leurs ascendants.

" Survivre au génocide : traduire le traumatisme " : conférence à la Bibliothèque municipale de Lyon le 14 avril 2006

Janine Altounian : survivre au génocide, traduire le traumatisme 


Comment peut-on donc être Arménien de la diaspora, subir l’affront de porter en soi une patrie “chimérique”, comment vivre rescapé d’un génocide, qui bien réel celui-là, n’est pas pris en compte dans les décisions des instances internationales... ? Quel est le statut de celui qui se retrouve “anormalement” survivant, dans une société qui l’avait programmé mort ? Comment peut-on encore vivre, avec quelles structures profondes, quels rapports au plaisir de vivre et à la mort lorsque l’on doit sa naissance à la gratuité du hasard.

Être descendant de survivants d’un génocide non reconnu par ses auteurs, c’est se situer d’emblée dans un rapport particulier au langage. Il ne s’agit pas là seulement de témoignage, mais d’identité. À notre époque où les exterminations prolifèrent, toutes les langues et les cultures majoritaires de l’Occident sont ainsi contraintes de recueillir en leur sein les vestiges de civilisations effondrées à leur insu ou en leur nom. Le travail d’élaboration et d’écriture que doit effectuer un descendant de survivants cherche à inscrire, dans l’Histoire du monde, ceux qui ont été effacés de leur propre histoire. 

 

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