Histoire

Débat sur les conséquences psychiques des génocides chez les descendants des exterminés - Centre de Psychanalyse Evelyne et Jean Kestemberg - 17 novembre 1990

Dialogue de Janine Altounian avec Jean Gillibert : "Les conséquences psychiques des génocides chez les descendants des exterminés, Les chemins d’Arménie" les interventions de Yeghicheyan, Bianca le Chevalier, et Pérel WilgowiczCentre de Psychanalyse Evelyne et Jean Kestemberg - 17 novembre 1990.

Ce débat a donné lieu en 1993 à un Collque à Cerisy, Des origines et des conséquences des processus d'extermination, publié en 1994 sous la forme d'un livre L'ange exterminateur, paru aux Editions de l'Université de Bruxelles, sous la direction de Jean Gillibert et Pérel Wilgowicz.

17/11/1990
Centre de Psychanalyse Evelyne et Jean Kestemberg - Paris
Les conséquences psychiques des génocides chez les descendants des exterminés

Archives familiales : modes d’emploi - Récits de genèse

Écrire un récit de vie invite à s'appuyer sur des documents, à intégrer divers éléments d'archives publiques ou privées : carnets, journaux personnels, correspondance, articles de presse, photographies – qui peuvent être à l'origine du récit, le soutenir ou l'accompagner.
Ce livre propose des analyses d'universitaires et témoignages d'écrivains, qui se penchent sur la mise en récit de ces traces familiales : de quelle manière les intégrer au récit, les transformer, comment leur redonner vie ?

Contribution de Janine Altounian : « L'étrange survie d'un récit de déportation sans destinataire ».

Archives familiales : modes d’emploi - Récits de genèse
Sous la direction de Catherine Viollet, Véronique Montémont
Au coeur des textes
français
2013
118
978-2-8061-0080-1

Les Mots du génocide

Le langage est une arme de destruction massive. Utilisés, tronqués, et réinventés par les bourreaux, les mots stigmatisent les individus, les réduisent au rang d’animaux nuisibles, insinuent leur disparition, mettent en œuvre un processus d’élimination, et réfutent l’existence du génocide au moment où il est en train de s’accomplir. Pur négationnisme.

L’un des premiers à mettre en évidence cette utilisation du langage fut le philologue Victor Klemperer, entre 1933 à 1945, lui, juif allemand constamment menacé d’être déporté par les nazis. À l’écoute de la radio, lisant les journaux et livres qui véhiculaient l’idéologie nazie, Klemperer analyse la perversion d’un langage utilisé à des fins criminelles, et comprend ce qui se joue au sein du langage : la préparation des esprits à la destruction des juifs, et la mise en œuvre du génocide. Les mots tuent. Ils conduisent aux chambres à gaz et aux fosses d’Ukraine. Klemperer comprend que le processus de « purification » entrepris par les nazis, commence par une une distorsion du langage.

L’étude de Klemperer est le point de départ d’une réflexion plus large sur le rôle du langage avant, pendant et après les génocides du xxe siècles. Comparaisons et réflexions amorcées lors de plusieurs rencontres interdisciplinaires entre 2008 et 2009. Si les savoirs ont été convoqués, la parole essentielle des survivants était au centre des débats. Avec cette interrogation constante sur les mots «génocide», «guerre» et «témoins», et la volonté de retourner contre eux le langage pervers des bourreaux et des négationnistes, d’en expliciter les mécanismes.

Les auteurs réunis dans cet ensemble d’études et de témoignages apportent tous de nouveaux éléments de réflexion au débat commun, mais aussi dans certains cas, pour leur relation directe avec les événements dramatiques que nous étudions, puisque certains d’entre eux sont des rescapés ou des proches de rescapés du génocide, et portent une parole qui nous relie toujours au réel, aussi inimaginable soit-il: «oui, c’est bien arrivé, et cela pourrait recommencer demain.»

Voir page 37 - 50 : Entrée "Les mots absents" par Janine Altounian. Cet article fait suite à l'intervention que l'auteure a faite à une rencontre "Les mots et le génocide" organisée à Romainmôtier (Suisse) en 2008 par la Direction des affaires culturelles et sociales.

Les Mots du génocide
Collectif sous la direction de Régine Waintrater et David Collin
IMPRESCRIPTIBLE.
français
2011
212
9782940406241

Enfances en guerre - Témoignages d'enfants sur la guerre

Le présent ouvrage s’inscrit dans le droit fil du colloque Enfances en guerre. Témoignages d'enfants sur la guerre, qui s’est tenu à Paris, en 2011, sous le haut patronage de l’UNESCO.
Ce dernier visait d’abord à rendre hommage, à l’occasion du centenaire de leur naissance, à Françoise et Alfred Brauner – deux grands collecteurs de « dessins-témoignages » enfantins. Ceux-ci ont, au long de leur vie, pris au sérieux la parole enfantine comme source de savoir et espace d’expression et d’action. Dans la continuité de leur expérience et de leurs engagements, cet ouvrage entend impulser une réflexion scientifique internationale sur la spécificité des témoignages d’enfants sur la guerre. Il s’attache donc à appréhender l’enfant en guerre à travers sa propre parole et, à cette fin, il fait dialoguer des chercheurs, des théoriciens, des praticiens et des soignants. Cette démarche transdisciplinaire ouvrira, on l’espère, sur une étude décloisonnée des « enfances en guerre ». Cette entreprise participe d’un projet scientifique collectif sélectionné en 2009 par l’Agence nationale de la recherche : « Enfance Violence Exil ».

Enfances en guerre - Témoignages d'enfants sur la guerre
Sous la direction de Catherine Milkovitch-Rioux et Rose Duroux
L'équinoxe
français
2013
272
9782825710180

Le génocide des Arméniens - Un siècle de recherche (1915-2015)

Le génocide des Arméniens. Un siècle de recherche (1915-2015) est publié à l’occasion de la tenue à Paris, du 25 au 28 mars 2015, du colloque international « Le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman dans la Grande Guerre. 1915-2015 : cent ans de recherche ». Il réunit les contributions scientifiques présentées à la Sorbonne, au Mémorial de la Shoah, à l’École des hautes études en sciences sociales et à la Bibliothèque nationale de France. Ce colloque introduit par le président de la République est organisé par le Conseil scientifique international pour l’étude du génocide des Arméniens (CSI), avec le soutien de la Mission du centenaire 2015 et de nombreuses institutions savantes. 

Un siècle après le déclenchement à Constantinople, le 24 avril 1915, de l’extermination des Arméniens ottomans par l’État unioniste, la recherche internationale démontre par cette publication l’étendue de la connaissance scientifique sur le premier génocide contemporain. Cet ouvrage s’inscrit dans le mouvement des études sur les génocides, en plein développement en France comme dans le monde. Le centenaire de 1915 marque un tournant dans la résonnance publique des savoirs scientifiques les plus élevés et l’affirmation d’une conscience internationale de prévention des génocides.

Le génocide des Arméniens - Un siècle de recherche (1915-2015)
Annette Becker, Hamit Bozarslan, Vincent Duclert, Raymond Kévorkian
Hors collection
français
2015
368
9782200294427

Seconde édition des trophées des Nouvelles d'Arménie Magazine pour récompenser les meilleurs ouvrages de 2019 - 15 janvier 2020

Après le succès des Trophées des NAM de l’année dernière, une seconde édition récompensera les meilleurs ouvrages de 2019. Résultats le 15 janvier 2020 à 20 h dans les locaux de l’Ugab (118 rue de Courcelles - 75017 Paris).

Le 15 janvier 2019, au sein du Conseil régional d’Île-de-France, les Nouvelles d’Arménie Magazine inauguraient son premier événement littéraire. Un succès pour la remise des trophées des NAM, qui nous a donné envie de poursuivre l’aventure ! Avec une nouveauté cette année : parce que nous sommes confrontés à une actualité dans ce domaine de plus en plus riche, ce sont 5 ouvrages qui vont être récompensés cette année par notre prestigieux jury. En plus des catégories Histoire, Essai, Roman et Bande dessinée, fait son apparition la rubrique Biographie.

Comme l’année dernière, le jury est composé d’Hamit Bozarslan, Vincent Duclert, Frédéric Encel, Nelly Kapriélian, Patrick Kéchichian, André Manoukian, Michel Marian, Gaïdz Minassian, Claire Mouradian, Marie-Aude Panossian, Lucile Schmid, Ara Toranian, Valérie Toranian. Une belle palette à laquelle s’est ajouté Charlie Sansonetti, réalisateur et auteur de dessins animés.

15/01/2020
UGAB - 118 rue de Courcelles - 75017 Paris
Seconde édition des trophées des Nouvelles d'Arménie Magazine
15 mn
Lucile Schmid, Janine Altounian, Ara Toranian
Voir la video
10 mn

Seconde édition des trophées des Nouvelles d'Arménie Magazine pour récompenser les meilleurs ouvrages de 2019 - 15 janvier 2020

Après le succès des Trophées des NAM de l’année dernière, une seconde édition récompensera les meilleurs ouvrages de 2019. Résultats le 15 janvier 2020 à 20 h dans les locaux de l’Ugab (118 rue de Courcelles - 75017 Paris).

Le 15 janvier 2019, au sein du Conseil régional d’Île-de-France, les Nouvelles d’Arménie Magazine inauguraient son premier événement littéraire. Un succès pour la remise des trophées des NAM, qui nous a donné envie de poursuivre l’aventure ! Avec une nouveauté cette année : parce que nous sommes confrontés à une actualité dans ce domaine de plus en plus riche, ce sont 5 ouvrages qui vont être récompensés cette année par notre prestigieux jury. En plus des catégories Histoire, Essai, Roman et Bande dessinée, fait son apparition la rubrique Biographie.

Comme l’année dernière, le jury est composé d’Hamit Bozarslan, Vincent Duclert, Frédéric Encel, Nelly Kapriélian, Patrick Kéchichian, André Manoukian, Michel Marian, Gaïdz Minassian, Claire Mouradian, Marie-Aude Panossian, Lucile Schmid, Ara Toranian, Valérie Toranian. Une belle palette à laquelle s’est ajouté Charlie Sansonetti, réalisateur et auteur de dessins animés.
Le jury désignera les lauréats dans la liste des ouvrages suivants présélectionnés par la rédaction de Nouvelles d’Arménie Magazine.

Seconde édition des trophées des Nouvelles d'Arménie Magazine
15/01/2020
UGAB - 118 rue de Courcelles - 75017 Paris

Génocide des Tutsi au Rwanda - Rencontre et projections au Mémorial de le Shoah


Après les tentatives de destruction des Arméniens et des Juifs d’Europe, le génocide des Tutsi en 1994 est le dernier des génocides du 20e siècle. Orchestré par le parti au pouvoir au Rwanda, le génocide a fait un million de victimes en l’espace de 3 mois. A l’instar des génocides précédents, celui des Tutsi a commencé par une phase de stigmatisation de la population, s’est poursuivi par la persécution qui allait déboucher sur la mise à mort. Pour autant, ce meurtre de masse caractérisé a ceci de particulier qu’il est le premier « génocide de proximité ». Bourreaux et victimes étaient en effets des voisins, comme sont aujourd’hui voisins les survivants Tutsi et les Hutu convaincus de crimes par les juridictions de proximité mise en place par le nouveau régime. Par son ampleur comme par les mécanismes mis en oeuvre, le génocide des Tutsi pose aux Etats, aux organisations internationales et au citoyen des questions cruciales et toujours actuelles.

 

10/04/2012
Mémorial de la Shoah - Paris
Des Tutsi au Rwanda

Conférence le 25 mars autour du génocide des Tutsi au Rwanda aux Territoires de la Mémoire - Comment fonctionnent la déshumanisation et la réhumanisation des êtres humains ?

Conférence avec Janine AltounianAlexia Jacques, Jacques Roisin et Béatrice Mukamulindwaorganisée par Les Territoires de la Mémoire dans le cadre de l'exposition sur Le génocide des Tutsi au Rwanda 1994-2019 : Comment fonctionnent la déshumanisation et la réhumanisation des êtres humains ?

Comment les personnes victimes de génocides ou de telles exactions peuvent-elles se remettre à vivre ? Quelles sont leurs souffrances et leurs espoirs ?
Comment les parents qui, après un génocide, recherchent leurs enfants disparus peuvent-ils tenir alors qu’ils n’ont pas à faire le deuil d’enfants espérés vivants ? Comment comprendre la dégradation de conflits en massacres et génocides ? Quels sont les effets de la transmission du trauma du génocide sur les descendants ? Que nous apprennent les justes du Rwanda et d’ailleurs ?

25/03/2019
La Cité Miroir, place Xavier-Neujean 22 – 4000 Liège
Comment fonctionnent la déshumanisation et la réhumanisation des êtres humains ?
Voir la video
2h20

Conférence le 25 mars autour du génocide des Tutsi au Rwanda aux Territoires de la Mémoire - Comment fonctionnent la déshumanisation et la réhumanisation des êtres humains ?

Conférence avec Janine AltounianAlexia Jacques, Jacques Roisin et Béatrice Mukamulindwaorganisée par Les Territoires de la Mémoire dans le cadre de l'exposition sur Le génocide des Tutsi au Rwanda 1994-2019 : Comment fonctionnent la déshumanisation et la réhumanisation des êtres humains ?

Comment les personnes victimes de génocides ou de telles exactions peuvent-elles se remettre à vivre ? Quelles sont leurs souffrances et leurs espoirs ?

Comment les parents qui, après un génocide, recherchent leurs enfants disparus peuvent-ils tenir alors qu’ils n’ont pas à faire le deuil d’enfants espérés vivants ? Comment comprendre la dégradation de conflits en massacres et génocides ? Quels sont les effets de la transmission du trauma du génocide sur les descendants ? Que nous apprennent les justes du Rwanda et d’ailleurs ?

Comment fonctionnent la déshumanisation et la réhumanisation des êtres humains ?
25/03/2019
La Cité Miroir, place Xavier-Neujean 22 – 4000 Liège
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