Enfant de survivants

Janine Altounian racontée par Tigrane Yégavian sur 100 Lives, le site qui rend hommage à ceux qui ont aidé les Arméniens il y a 100 ans

JANINE ALTOUNIAN No 223

par Tigrane Yegavian

Lorsqu’elle prend la parole, ses mains – minces et ridées - font des gestes précis. Le temps passe, mais cette grande dame à l’allure sobre et élégante n’a rien perdu de sa vivacité … ainsi que de son franc-parler. Esprit fin, pétri d’intelligence Janine Altounian est avant tout une enfant de la première génération des Arméniens de France, de ceux qui ont récréé un foyer à la force du poignet. Ils lui ont transmis l’amour du travail et de la persévérance. Et si bien plus tard, elle a trouvé dans la psychanalyse sa voie, c’est pour mieux se réapproprier son héritage traumatique au-delà des barrières générationnelles.

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Janine Altounian racontée par Tigrane Yégavian sur 100 Lives, le site qui rend hommage à ceux qui ont aidé les Arméniens il y a 100 ans
20/02/2016
Site de 100Lives.com

Janine Altounian racontée par Tigrane Yégavian sur 100 Lives, le site qui rend hommage à ceux qui ont aidé les Arméniens il y a 100 ans

A PROPOS DE 100 LIVES
100 LIVES est une initiative conduite par Vartan Gregorian, Ruben Vardanyan et Noubar Afeyan, et d'autres personnalités d'origine arménienne, qui sans les actes de bravoure commis il y a un siècle, n’auraient jamais pu réaliser leurs œuvres respectives.

Notre objectif est double: il s’agit de rendre hommage à ceux qui ont aidé les Arméniens il y a 100 ans et, fidèles à leur esprit, poursuivre leur action en aidant les personnes et organisations qui maintiennent vivant cet héritage.
 

RÉVÉLER LES HISTOIRES QUI DOIVENT ÊTRE RACONTÉES....

Même aux moments les plus sombres de l'histoire humaine, quelques lueurs subsistent. Il y a cent ans, un grand nombre de personnes courageuses sont venues aider les Arméniens, au moment où ils en avaient le plus besoin. Grâce à leurs actions, un peuple a survécu malgré toutes les embûches. Aujourd'hui, la générosité anime le cœur de chaque Arménien. 100 ans plus tard, il est désormais temps de partager ces histoires.

français
arménien

Conférence de Janine Altounian à Kigali (Rwanda) le 12 et 13 novembre 2008

Janine Altounian : survivre à la mémoire insoutenable des violences grâce à son déplacement dans le temps et le lieu de son élaboration 

Conférence de Janine Altounian le 12 et 13 novembre 2008 à Kigali :  
" Malgré votre aimable invitation à ce colloque et bien sûr malgré l’émotion et le plaisir que je ressens à être parmi vous, ma présence ici me semble quelque peu injustifiée pour les raisons que je commencerai par exposer :

Tout d’abord, je demeure hélas sceptique vis-à-vis du propos de notre rencontre car, en héritière de parents survivant au génocide des Arméniens perpétré en 1915 par l’Empire ottoman, j’ai toujours considéré, dans mes élaborations d’analysante, la stratégie du déplacement comme condition nécessaire, aussi bien au travail psychique de deuil qu’au travail politique exigé par le scandale d’un tel héritage. Il m’a semblé jusqu’à maintenant qu’un double déplacement – transgénérationnel et géographique – était indispensable aux héritiers d’un semblable patrimoine meurtrier pour inscrire des violences non subjectivables dans une subjectivité, la leur, et partant celle de leurs contemporains, afin de pouvoir, en leur propre nom, historiciser dans le monde où ils vivent le vécu inouï de leurs ascendants.

La question du trauma dans l'interprétation du passé : colloque international - Fonds Ricœur I EHESS I IPT du 7 au 9 juin

La question du trauma dans l'interprétation du passé :

journée d'étude de l'EHESS le jeudi 7 juin à la Faculté Libre de Théologie Protestante organisée par l'Atelier international de recherche sur les usages du passé

Histoire et trauma : Jeudi 7 juin 17h - 20h 

Janine Altounian (essayiste, traductrice), dialogue autour de son oeuvre et son dernier livre, De la cure à l’écriture. L’élaboration d’un héritage traumatique, Paris, PUF (parution mai 2012) 

Olivier Abel (philosophe, Faculté Protestante, Fonds Ricoeur), Accueil et modération 

Sabina Loriga (historienne, Ehess), « Introduction » 

Françoise Davoine et Jean-Max Gaudillière (psychanalystes, Ehess), « La revanche de l'histoire » 

Même s’il a subi, au gré des avancées, d’importants remaniements, le concept de trauma, ou de traumatisme, a toujours été central au sein de l’appareil théorique de la psychanalyse. Ces dernières années, il survient de plus en plus hors du champ clinique, dans les tentatives de transmettre l’expérience des survivants, des rescapés, ainsi que des victimes indirectes des expériences génocidaires du 20è siècle, qui n’ont pas vécu l’événement traumatique, mais ont été terrassées par la massivité de la perte (comme les enfants de survivants). Accepté par les sciences sociales, le concept de trauma nourrit également de nombreux textes littéraires ainsi que des oeuvres d’art. Sans doute, est-on devenu plus sensible à la manière dont certains événements historiques perturbent gravement les capacités de symbolisation des individus, attaquant leur capacité de pensée.

 Programme du colloque

07/06/2012
Faculté Libre de Théologie Protestante

De la cure à l'écriture. L'élaboration d'un héritage traumatique

Résumé

Le parcours analytique esquissé ici cherche à témoigner de ce qui s'est transmis aux descendants des survivants, tous disparus à présent, du génocide arménien de 1915, nié par l'Etat turc. Aboutissant à la réappropriation de cette transmission, il peut être lu comme un cas clinique intéressant les psychanalystes et les héritiers des catastrophes historiques.

L'ouvrage se termine par la transcription de l’entretien de Zépur Mezbakian, rescapée du génocide des Arméniens, diffusé sur France inter dans Là bas si j'y suis de Daniel Mermet le 11 mai 2005Cet entretien d’une survivante, semblable aux « grands mères de son enfance »,  a été intégralement retranscrit par Janine Altounian dans le dernier chapitre du livre. Rare témoignage oral d’une expérience de ce qui a pu se vivre pendant la déportation des Arméniens vers les déserts de la mort, il constitue à ce titre un socle fondamental et emblématique de toute la réflexion de l’auteur sur l’héritage de cette transmission.

Pour étayer son propos elle fait entendre un extrait de cet entretien (8mn) dans nombre de ses interventions. Par exemple en 2011, au cours de la conférence filmée Expériences enfantines des génocides (Philippe Mesnard, Janine Altounian, Marie-Odile Godard, Nicole Dagnino) qu'elle fait à l’Unesco au colloque Enfance en guerre. Témoignages d'enfants sur la guerre. Egalement en 2015 à la Fondation Auschwitz à Bruxelles à la journée d'étude : « Quelle(s) mémoire(s) pour le génocide arménien ? »

 
Ce livre illustre à l’aide d’exemples personnels le rapport existant entre le travail de la cure et celui de l’écriture lors de l’élaboration d’un héritage traumatique.

 

Entretien avec Janine Altounian 

 De la cure à l'écriture - Idées - France Culture : Le journal de la philosophie par François Noudelmann, le 10 juillet  2012 

Présentation du livre

Fédération des Ateliers de Psychanalyse le samedi 23 février 2013. Jeanne BERNARD et Nicole ROGER dialogueront avec l’auteure.

De la cure à l'écriture. L'élaboration d'un héritage traumatique
Janine Altounian
Hors collection
français
2012
248
978-2-13-060707-6

Table ronde avec Janine Altounian, auteur d’ouvrages sur la transmission psychique chez les enfants de survivants à un trauma collectif

Table ronde avec Janine Altounian, auteur d’ouvrages sur la transmission psychique chez les enfants de survivants à un trauma collectif in Guérir ? Dans la psychose et l’autisme, Actes de la journée d’étude de l’Association Les enfants au Pays, samedi 25 novemrbre 2006.
Guérir ? Dans la psychose et l’autisme, Actes de la journée d’étude du 25 novembre 2006
25/11/2006
français
Table ronde avec Janine Altounian, auteur d’ouvrages sur la transmission psychique chez les enfants de survivants à un trauma collectif
2006
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