« Eliminar el espacio, eliminar la vida » par Janine Altounian, paru in ​« Semiótica y posmemoria I », Vol. 2 Núm. 44 (2020) de la Revue de Sémiotique sous la direction de Verónica Estay Stange. La Revista de Semiótica es una publicación semestral editada por la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla (BUAP) (Université Autonome de Puebla, Mexique). Editor Responsable: María Isabel Filinich.

Este número de Tópicos del Seminario está dedicado al estudio de la posmemoria, entendida como la transmisión de la memoria de la generación que vivió en carne propia un traumatismo colectivo a las generaciones siguientes. Basada en el diálogo entre distintas disciplinas, y partiendo del análisis de las experiencias históricas más diversas –el Holocausto, el genocidio armenio, las dictaduras de América Latina…–, esta reflexión conjunta se orienta hacia la conceptualización y la teorización de dicho fenómeno gracias a la identificación de sus fundamentos “invariables”, de sus alcances y de sus límites.

Del cuerpo al discurso, y de lo irrepresentable de la experiencia extrema a su posible elaboración, cada autor aporta pues elementos de respuesta al enigma de la posmemoria, explorando la zona en que ésta construye un universo de significación.

Revue: 
Revista de Semiótica
Année de publication: 
2020
Langue: 
espagnol
Couverture: 
Eliminar el espacio, eliminar la vida

Janine Altounian
L’intraduisible d’une transmission traumatique porté au champ transférentiel de la cure et de l’écriture

Texte de l'intervention de Janine Altounian invitée par l'APF aux soirées de l'association à Lyon le 21 novembre 2019.

Ma réponse à votre invitation sera en fait un hommage au travail analytique. Mon écriture, que j‘appelle « écriture d’analysante », retrace en effet une certaine élaboration de l’héritage traumatique d’un crime de masse, tandis que cet hommage met au jour, tout spécialement dans mon dernier livre/testament, L’effacement des lieux, les traces prometteuses de vie qu’aura pourtant laissées un passé mortifère et traumatisant.

Écrit à la fin d’une troisième cure dont les deux précédentes, terminées respectivement en 1974 et 2010 m’avaient conduite, en 1975, à l’écriture et, en 1970, à la traduction de Freud puis à celle de ses Œuvres complètes sous la direction de Jean Laplanche, la thématique de la traduction occupe dans ce témoignage une place prépondérante, tant pour la traduction du mutisme des survivants que pour celle de leur empreinte dans le déplacement linguistique et culturel lors d’un éventuel transfert positif au « pays d’accueil ». Cette primauté de la traduction mise au service de la pulsion de vie chez les héritiers d’une rupture historique violente s’exprime aussi bien dans des passages autobiographiques proposés, en quelque sorte, comme des « vignettes cliniques », que dans des théorisations progressant « en spirale » au fur et à mesure des étapes de l’élaboration.

Revue: 
Documents & débats
Année de publication: 
2019
Langue: 
français
Couverture: 
L’intraduisible d’une transmission traumatique porté au champ transférentiel de la cure et de l’écriture in Documents & débats de L’Association Psychanalytique de France, n° 102 de juin 2020, bulletin intérieur
​« Écrire pour les mères qui n’ont pas pu aller à l’école » par Janine Altounian, paru in ​« Écriture de soi, écriture de groupe », n° 72 de la Revue de Psychothérapie Psychanalytique de Groupe, érès  2019, sous la direction de Alberto Eiguer, Bernard Chouvier.

Ce numéro donne la parole à des cliniciens qui organisent des groupes d’écriture dans un but thérapeutique ou d’accompagnement, et à ceux qui participent à des groupes afin de développer une activité littéraire. Le fait même d’écrire peut se révéler transgressif, voire destructeur, comme le constate M. Butor. L’écriture peut favoriser le narcissisme enclin à dépasser les limites du temps et de l’espace pour en venir au fantasme d’auto-engendrement si fréquent dans la démarche autobiographique. Il importe que les analystes étudient les mécanismes de fonctionnement de ces groupes d’écriture. Leur apport est d’autant plus intéressant que la groupalité est l’un des ressorts particulièrement dynamisants de l’acte d’écrire : contenance, sécurisation, soutien, inter-fantasmatisation, co-pensée, induction d’affects et émergence de ressources ignorées. Écrire est aussi rassembler, regrouper des idées, les transformer ; celui qui écrit creuse en lui, et, dans cette mobilisation, il se dédouble ; en se relisant, il devient l’observateur de ce qu’il a pu accomplir à partir de ses intentions premières. Si le geste d’écriture sollicite le rassemblement, c’est qu’il est inspiré, mobilisé, appréhendé par notre désir inconscient de nous regrouper.

Revue: 
Revue de Psychothérapie Psychanalytique de Groupe
Télécharger: 
Editeur: 
Année de publication: 
2919
Langue: 
français
Couverture: 
Écrire pour les mères qui n’ont pas pu aller à l’école
Les personnes en situation d’exil qui recherchent une terre d’asile font l’objet de nombreuses analyses depuis les années 1990, que ce soit dans le champ du droit, des politiques publiques, ou encore des sciences humaines et sociales. Ces approches  soulignent les nombreux obstacles, liés aux conditions juridiques et sociales de l’étranger (adversité de la vie en précarité, adaptation à de nouveaux codes sociaux et culturels, etc.).

Or dans un contexte d’actualité brûlant où la thématique migratoire, avec les nau-frages et les campements « sauvages » inondent les images proposées par les médias, plus rares sont les travaux qui explorent les processus de résistance. Face aux empêchements d’accès aux ressources matérielles, aux droits, aux soins, à la formation, au travail, à l’école…,  aux assignations politiques et sociales, à la désubjectivation, peu d’écrits cherchent à repérer comme à construire les conditions d’une possible préservation d’un pouvoir d’action dans ces situations de vie qui ne laissent qu’une étroite marge de manœuvre au sujet.

Dans ce numéro 25 (1/2018) de la Nouvelle revue de psychosociologie : Migrants, réfugiés, exilés : résistances et créativités, nous portons l’accent sur les possibilités créatrices qui émanent des praxis et cliniques actuelles, sur les voies d’une résistance créative développée tant par la personne en exil que par ceux qui l’accompagnent.

Revue: 
Nouvelle revue de psychosociologie : Migrants, réfugiés, exilés : résistances et créativités
Editeur: 
Année de publication: 
2018
Langue: 
français
Couverture: 
Entretien avec Janine Altounian : Force de résistance, plaisir et traduction dans la langue de l’autre - Par Élise Pestre
Janine Altounian, née à Paris de mère et de père survivants du génocide arménien (âgés respectivement de 4 et de 14 ans en 1915), a mené un travail qui s’exprime dans ce qu’elle nomme une « écriture d’analysante » au travers de plusieurs psychanalyses et de livres écrits au cours de l’élaboration de cet héritage traumatique.
Revue: 
La (Nouvelle) Quinzaine littéraire
Année de publication: 
2018
Langue: 
français
Couverture: 
Héritage  d’Arménie. Entretien avec Janine Altounian. Propos recueillis par Annie Franck in La (Nouvelle) Quinzaine littéraire n° 1193 du 1° au 15 mai 2018
"Remonter aux grands-parents pour retrouver jeunesse et esprit de lutte" par Janine Altounian in revue Psychologie Clinique 2017/1 (n° 43) "Migrants, réfugiés, la politique interroge la clinique" sous la direction de Bertrand Piret et Olivier Douville. Ce texte est publié suite au Colloque International Transdisciplinaire sur les "Dynamiques du vieillissement" qui s'est tenu à l'Université Paris Diderot - Paris 7 en 2012.

Ce dossier n° 43 de la revue Psychologie Clinique (éd. EDP/EDK) « migrants, réfugiés, la politique interroge la clinique» (sous la direction de B. Piret et O. Douville) a donné lieu à un séminaire organisé par l'Association Française des Anthropologues (FMSH) qui s'est tenu le 16 mai 2017, en présence d'Olivier Douville et de Monique Sélim.

Revue: 
Revue Psychologie Clinique
Année de publication: 
2017
Langue: 
français
Couverture: 
Remonter aux grands-parents pour retrouver jeunesse et esprit de lutte
"Traduzir o que não pôde ser dito" in Lacuna n° 6 de dezembro de 2016  artigo, n -2, uma revista de psicanálise.

É um pouco embaraçoso estar encarregada da primeira intervenção deste colóquio na medida em que, retomando os termos de sua proposição, minha exposição vai certamente pensar “a tradução […] considerada nos seus efeitos de passarela entre disciplinas”, só que na perspectiva pouco habitual de uma passarela estendida entre a tradução de uma língua para outra e a tradução de uma transmissão psíquica para uma linguagem compartilhável, ou seja, entre os dois campos de minha atividade de tradutora, seja como germanista, seja como herdeira de armênios sobreviventes do genocídio de 1915.

Revue: 
Lacuna
Année de publication: 
2016
Langue: 
portugais
Couverture: 
Traduzir o que não pôde ser dito por Janine Altounian
Cet article publié dans le volume XII de la revue Jura Gentium, revue de philosophie du droit international, paru en 2015 est issu des actes du Colloque International d’Istanbul du 7 au 10 mai 2014 : "Violence, Politique, Exil/ Des- exil dans le Monde d'Aujourd'hui " en présence du philosophe Etienne Balibar.

L'ensemble de ce numéro est disponible en texte intégral sur le site de la revue ainsi que librement téléchargeable au format pdf.

L'intervention de Janine Altounian, "La temporisation transgénérationnelle, un cas de "Civilité" selon Étienne Balibar", se trouve à la page 132 et la communication orale donnée à l'occasion du colloque enn 2014 peut également être réécoutée ainsi que l'ensemble des interventions sur le site de l'événement.

Revue: 
Jura Gentium - Rivista di filosofia del diritto internazionale e della politica globale
Télécharger: 
Année de publication: 
2015
Langue: 
français
Couverture: 
"La temporisation transgénérationnelle, un cas de "Civilité" selon Étienne Balibar" in Jura Gentium - Rivista di filosofia del diritto internazionale e della politica globale :Vol. XII, 2015, Violenza e civilité. Riflessioni a partire da Étienne Balibar
"L’intraduisible entre les échos chaleureux et meurtriers d’une même langue" par Janine Altounian paru in "L’intraduisible, la langue et le lien social", n°90 de la Revue Cliniques méditerranéennes, érès, 2014, sous la direction de Rajaa STITOU, avec la participation de Houria ABDELOUAHED, Janine ALTOUNIAN, Michèle BENHAIM, Frédérique-F BERGER, David BERNARD, Michel BLAY, Livio BONI, Vincent BOURSEUL, Barbara CASSIN, Déborah DERONZIER, Luc FAUCHER, Roland GORI, Anne-Sophie GUILLEN, Lise HADDOUK, et Derek HUMPHREYS.

Qu’en est-il du rapport à l’intraduisible à l’ère de la mondialisation, des transformations des liens langagiers, des nouvelles technologies de la communication et de leur façon d’interpréter le monde ?
Comment l'intraduisible est-il investi et transmis dans une époque où domine la fureur des normes ? Les discours normatifs contemporains favorisent une novlangue qui incite à suturer la béance qui les sous-tend, essentielle à la fabrique de la subjectivité. Quelles en sont les conséquences sociales, politiques et psychopathologiques ? Dans une perspective résolument pluridisciplinaire, ce numéro met en question la folle croyance en un tout-savoir sur la langue. L’intraduisible est ici approché à travers ses résonances subjectives dans le transfert, au cœur d'une pratique de l'analyse qui révèle l'inévitable « créolisation » des discours.

Revue: 
Cliniques méditerranéennes
Editeur: 
Année de publication: 
2014
Langue: 
français
Couverture: 
L’intraduisible entre les échos chaleureux et meurtriers d’une même langue