Transmission

I - Journal de Vahram

Lettres de M. et H. Altounian du 29 juin et 30 juillet 1919

Mémoires du génocide arménien. Héritage traumatique et travail analytique

L'ouvrage

Cet ouvrage à plusieurs voix porte sur la question de la transmission d’un héritage traumatique et de son mode d’élaboration au cours du travail analytique. Il a la particularité de comporter, en fac simile, le manuscrit original du témoignage autour duquel il s’origine et s’organise : le Journal de déportation de Vahram Altounian, traduit par Krikor Beledian, reçu et commenté par Janine Altounian, essayiste, traductrice. Le texte intégral de cet ouvrage, y compris les pages en arménien du fac simile, est disponible sur ce site http://memoires.ommx.org/book avec le témoignage de Vahram.

On peut entendre ici le texte en turc de ce fac simile, lu par Özgür TÜRESAY, Maître de conférences à l’EPHE, et enregistré dans les studios de l’Inalco le 11 juin 2018. Présentation de l'enregistrement du Journal de déportation de Vahram Altounian : La langue perdue ?

Cet ouvrage se propose de montrer comment, à partir d’un écrit indéchiffrable pour tout lecteur néophyte, une expérience traumatique débutant à Boursa, petite ville d’Asie mineure, un « mercredi 10 août 1915 », passe par l’épreuve de sa traduction, celle de sa réception et de son élaboration subjective par un héritier pour se transmettre et aboutir, quasi un siècle plus tard, à la présente publication.

Pour plus d'informations :
- Revoir la Table ronde organisée le 23 mai 2010 au Mémorial de la Shoah.
- Réécouter l'émission diffusée sur Radio Ayp le 2 mai 2009, Au fil des pages avec Pérouse, Satenik, Takoui, à propos de Mémoires du génocide arménien.
- Revoir l'interview de Janine Altounian avec Anahide Ter Minassian dans l'émission « Foi et traditions des chrétiens orientaux » sur France Culture du 13 décembre 2009.

Photo : Vahram Altounian et sa mère Nahidé à Brousse vers 1920.

Vahram en berger comme chez les Bédouins, Istanbul 1920

Photo : Vahram en berger comme chez les Bédouins, Istanbul 1920.
La mise en scène de cette tenue qui, pendant la déportation, permettra à Vaham de survivre a ici un caractère étrangement prémonitoire.

Cette photo a été faite dans  le même studio que celui de la précédente où Vahram pose avec sa mère.
Elle correspond au rite de la photo "déguisée" en vogue dans la culture ottomane qui aime jouer avec les identités. On peut lire à ce sujet l'ouvrage de Catherine PINGUET qui porte sur les premiers photographes de Constantinople, notamment les Frères Abdullah, des Arméniens qui sont aussi les premiers photographes officiels de sultans : Istanbul, photographes et sultans, CNRS éditions, 2011, collection Pierre de Gigord.

A signaler, le dernier ouvrage de Catherine PINGUET paru en novembre 2018 dans la collection Beaux Livres :
Une histoire arménienne - La photographie dans l'Empire Ottoman 

 

Mémoires du génocide arménien. Héritage traumatique et travail analytique
Sous la direction de Janine Altounian: Janine Altounian, Vahram Altounian, Krikor Beledian, Jean-François Chiantaretto, Manuela Fraire, Yolanda Gampel, René Kaës, Régine Waintrater
Hors collection
français
2009
208
978-2-13-057327-2

PREMIÈRE PARTi E : TRANSMETTRE UNE SAGESSE

1. Savoir faire avec les restes 19

 

Les mains à l’ouvrage de la vie 19

INTRODUCTION

 

Une émotion ineffaçable insiste à vouloir s’écrire 2

Les traces sensorielles d’une joie douloureuse 5

Table des matières - L’intraduisible. Deuil, mémoire, transmission

AVANT-PROPOS XI

  • Une méthode qui présente l’après-coup dans une position inaugurale XI

 

L’intraduisible. Deuil, mémoire, transmission

Résumé

L’ouvrage porte sur la douleur de l’empêchement à s’engager dans la tendresse que rencontre l’héritier d’une transmission traumatique chez son parent survivant. L’écriture constituera le truchement pour ressentir, en place de l’autre détruit, des affects excédant ses capacités psychiques. Elle vise à subjectiver une souffrance parentale encryptée dans le mutisme et tente de nommer les conséquences traumatiques des meurtres de masse sur lesdescendants de survivants.

Dans un cheminement apparemment inversé, une tentative de réflexions contemporaines au sein des récits ancestraux sera menée pour dessiner les différentes étapes d’une psychisation de longue haleine. La survie relève alors d’une capacité d’invention proprement artisanale, c’est-à-dire d’un savoir faire «avec des restes », la vie ultérieure ne pouvant se construire qu’avec la  réintroduction du tiers anéanti lors de la terreur.

Pour plus d'informations, voir le débat du 8 octobre 2005 organisé par Le Collège International de philosophie sous la responsabilité de Bertrand Ogilvie, à l'occasion de la parution du livre : en présence de l'auteur avec Antonia Birbaum, Jean-François Chiantaretto, Pierre Pachet, Bertrand Ogilvie, Hélène Strapélias.

Voir également l'interview de Janine Altounian et d'Anahide Ter Minassian dans « Foi et traditions des chrétiens orientaux » sur France Culture diffusée le 23 avril 2006.

Voir également l'Intervention de Janine Altounian sur l'Intraduisible donnée à Lyon le  22 Septembre 2007 au séminaire « Psychanalyse et politique » du Quatrième groupe organisé par Jean Peuch-Lestrade.

L’intraduisible. Deuil, mémoire, transmission
Altounian Janine
Psychismes
français
2005
200
978-2100492107

Erede di un’infanzia sacrificata

« Erede di un’infanzia sacrificata » (« Hériter d’une enfance sacrifiée »), traduction Alberto Lucchetti, suivi du commentaire  du  traducteur :« Scrittura di una singolarita » in Rivista di Psicoanalisi, Societa Psicoanalitica italiana Anno LIII- N. 3-luglio/settembre 2007.
Rivista di Psicoanalisi
30/07/2007
italien
Erede di un’infanzia sacrificata
2007
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