Ecriture

Mémoires du génocide arménien. Héritage traumatique et travail analytique

L'ouvrage

Cet ouvrage à plusieurs voix porte sur la question de la transmission d’un héritage traumatique et de son mode d’élaboration au cours du travail analytique. Il a la particularité de comporter, en fac simile, le manuscrit original du témoignage autour duquel il s’origine et s’organise : le Journal de déportation de Vahram Altounian, traduit par Krikor Beledian, reçu et commenté par Janine Altounian, essayiste, traductrice. Le texte intégral de cet ouvrage, y compris les pages en arménien du fac simile, est disponible sur ce site http://memoires.ommx.org/book avec le témoignage de Vahram.

Cet ouvrage se propose de montrer comment, à partir d’un écrit indéchiffrable pour tout lecteur néophyte, une expérience traumatique débutant à Boursa, petite ville d’Asie mineure, un « mercredi 10 août 1915 », passe par l’épreuve de sa traduction, celle de sa réception et de son élaboration subjective par un héritier pour se transmettre et aboutir, quasi un siècle plus tard, à la présente publication.

Pour plus d'informations, voir la Table ronde organisée le 23 mai 2010 au Mémorial de la Shoah.

Voir également l'interview de Janine Altounian avec Anahide Ter Minassian dans l'émission « Foi et traditions des chrétiens orientaux » sur France Culture du 13 décembre 2009.

Photo : Vahram Altounian et sa mère Nahidé à Brousse vers 1920.

Vahram en berger comme chez les Bédouins, Istanbul 1920

Photo : Vahram en berger comme chez les Bédouins, Istanbul 1920.

Cette photo a été faite dans  le même studio que celui de la précédente où Vahram pose avec sa mère.
Elle correspond au rite de la photo "déguisée" en vogue dans la culture ottomane qui aime jouer avec les identités. On peut lire à ce sujet l'ouvrage de Catherine PINGUET qui porte sur les premiers photographes de Constantinople, notamment les Frères Abdullah, des Arméniens qui sont aussi les premiers photographes officiels de sultans : Istanbul, photographes et sultans, CNRS éditions, 2011, collection Pierre de Gigord.

La mise en scène de cette tenue qui, pendant la déportation, permettra à Vaham de survivre a ici un caractère étrangement prémonitoire.

 

Mémoires du génocide arménien. Héritage traumatique et travail analytique
Sous la direction de Janine Altounian: Janine Altounian, Vahram Altounian, Krikor Beledian, Jean-François Chiantaretto, Manuela Fraire, Yolanda Gampel, René Kaës, Régine Waintrater
Hors collection
français
2009
208
978-2-13-057327-2

"Le travail individuel de deuil" : table ronde du 11 décembre 2005 au Mémorial de la Shoah

Janine Altounian : le travail de deuil est-il possible après un génocide ?

Des praticiens et chercheurs sont venus présenter les travaux existants sur l’impossibilité ou les difficultés du deuil, sur leur expérience avec des patients, victimes directes ou indirectes de la Shoah ou de génocide. 

Avec la participation de Marceline Loridan-Ivens, actrice, réalisatrice. Avec Janine Altounian, traductrice et essayiste, Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, éthologue. Animée par Anny Dayan-Rosenman, maître de conférences à l’université de Paris VII.

De l’émotion à la contrainte d’écrire

« De l’émotion à la contrainte d’écrire » in ÉCRIRE L'HISTOIRE, Dossier : Émotions, N°2 – Automne 2008.
Ecrire l'histoire
18/10/2008
français
De l’émotion à la contrainte d’écrire
2008

Un’emozione indelebile insiste nel volersi scrivere

Id-entità mediterranee. Psicoanalisi e luoghi della memoria
10/03/2010
italien
Un’emozione indelebile insiste nel volersi scrivere
2010

Entre les mots qui manquent et ceux auxquels il faudrait se fier

« Entre les mots qui manquent  et ceux auxquels il faudrait se fier » in Confiance et langage sous la direction de Éliane Allouch, Jean-François Chiantaretto, Simon Harel, Jean-Pierre Pinel, Éditions in press, 2010.
Confiance et langage sous la direction de Éliane Allouch, Jean-François Chiantaretto, Simon Harel, Jean-Pierre Pinel
10/03/2010
français
Entre les mots qui manquent et ceux auxquels il faudrait se fier
2010

L’écriture d’un exilé comme seule voie de retour à un monde assassiné

«L’écriture d’un  exilé  comme  seule  voie de retour à un monde assassiné» in Dans le dehors du monde. Exils d’écrivains et d’artistes au XX° siècle, Textes recueillis  par Jean-Pierre Morel, Wolfgang Asholt, Georges-Arthur Goldschmidt, Presses Sorbonne nouvelle, 2010, (Acte du colloque de Cerisy, 14-21 août 2006).

Voir aussi REPENSER L'EXIL DANS LA CITOYENNETÉ CONTEMPORAINE
Programme du Collège International de Philosophie (CIPh), PARIS | 2010-2016

Dans le dehors du monde. Exils d’écrivains et d’artistes au XX° siècle, Textes recueillis par Jean-Pierre Morel, Wolfgang Asholt, Georges-Arthur Goldschmidt
10/11/2010
français
L’écriture d’un exilé comme seule voie de retour à un monde assassiné
2010

L’étrange survie d’un récit de survivance

"L’étrange survie d’un récit de survivance" Vivre – SurvivreRécits de résistancesous la direction de Christine Delory-Momberger & Christophe Niewiadomski, éd. Téaèdre, 2010.
Vivre – Survivre, Récits de résistance, sous la direction de Christine Delory-Momberger & Christophe Niewiadomski
10/03/2010
français
L’étrange survie d’un récit de survivance
2010

Écrire pour faire parler un silence

Paroles, langues et silences en héritage, sous la direction de Caroline Andriot-Saillant
10/03/2009
français
Écrire pour faire parler un silence
2009
Syndiquer le contenu